21 novembre 2009
Pesticides à Sainte-Savine : l'intégrisme n'est pas toujours où l'on croit
En tant qu'écologistes, nous avons été surpris du ton de l'article de l'opposition, accusant ceux qui souhaitent se passer de pesticides d'intégrisme écologique. Encore un peu et on serait encore traités d'ayatollah.
Dans cet article un peu rapide, il n'y a rien sur la dangerosité de ces produits. Il faut savoir que ces produits seraient la cause du doublement des cas de cancer chez les agriculteurs ayant été à leur contact.
Il n'y a rien non plus aussi sur le fait qu'il s'agit aussi pour nous de répondre à la demande d'une majorité d'employés du service espaces verts. Et ce sont quand même eux qui sont concernés au premier chef par ces produits nocifs
Nos opposants n'ont pas non plus mentionné le fait que la réduction des pesticides est la mesure la plus populaire parmi toutes celles du Grenelle de l'Environnement (80 % de sondés favorables).
Nous sommes donc surpris du ton "je tire sur tout ce qui bouge", qui est à notre avis une forme d'intégrisme.
Pour nous écologistes, cette mesure était une nécessité et nous avions appuyé pour que la commune s'engage dans cette voie. Il nous semble surprenant de mettre en cause cette mesure, qui vise à prendre des précautions pour la santé des employés municipaux et à préserver la qualité des eaux souterraines.
Notre position est d'aller vers la suppression partout où c'est possible, mais de se contenter d'une réduction quand les alternatives ne sont pas disponibles.
Il s'agit de mettre en place la gestion différenciée des espaces verts. De nombreuses villes s'y sont déjà mises comme à Grande Synthe (Nord) ou à Rennes. Parmi les communes voisines, Troyes et la Rivière de Corps sont aussi intéressées par la démarche.
Maintenant, il faudra s'habituer à ce qu'il y ait un petit brin d'herbe qui dépasse, et qu'on n'utilise plus d'engrais chimique.
On ne peut pas d'un côté se plaindre de la qualité de l'eau, et de l'autre continuer à utiliser des produits qui la dégradent. 
17 octobre 2009
Saviplast : situation stabilisée
Après avoir changé deux fois de nom, l'entreprise savinienne sous-traitante de l'automobile pourrait enfin se stabiliser. Rappelons que filiale de Valéo, elle avait été rachetée par Nief pour devenir Nief Plastique, puis par Mathieu Burthey pour s'appeler successivement Plastika, puis Préciplast. C'est maintenant Jean-Maurice Schmidt qui en est le patron depuis quelques mois et l'entreprise porte désormais le nom de Saviplast.
Mais au cours de ces changements, les effectifs ont fondu comme neige au soleil, ils ont été divisés par 4 en 10 ans et il ne reste plus que 50 postes de travail en cette fin d'année 2009. Parallèlement, la diversification des partenaires a peu progressé, car finalement 90 % des commandes sont destinées à Valéo, mettant l'entreprise en dépendance directe de l'équipementier national.
Au cours de l'été, j'ai rencontré Monsieur Schmidt pour avoir le point de vue du repreneur. Celui-ci a consenti à m'accorder quelques minutes entre deux rendez-vous de travail. J'ai d'abord été agréablement surpris par la franchise de nos échanges, puis par l'optimisme de l'équipe dirigeante.
En effet, le nouveau propriétaire m'a tout de suite rassuré en m'annonçant que l'entreprise ne perdait plus d'argent. Et sans rentrer dans les détails, il est envisagé de pouvoir reprendre à moyen terme quelques employés en plus que ce que prévoyait le plan social.
Un autre point positif est la présence régulière des dirigeants sur le site, ce qui change par rapport à précédemment. Ceci plus pour étudier, motiver et dynamiser plutôt que pour surveiller ou réprimander. Et enfin, la volonté de rechercher de nouveaux marchés en renforçant l'équipe commerciale est un autre aspect favorable pour que Saviplast puisse mieux diversifier ses clients à l'avenir.
Donc, dans les circonstances économiques actuelles, l'équilibre des comptes financiers démontre une nouvelle fois que le savoir faire des employés saviniens n'est pas en cause dans les problèmes passés de cette entreprise. En effet, si la chute des ventes automobiles a cessé, on ne peut pas parler de reprise dans ce secteur, et maintenir le chiffre d'affaire à un niveau suffisant est déjà un bon signe.
En attendant de voir la suite, on peut enfin souffler en ayant une pensée pour celles et ceux qui viennent de perdre leur emploi dans des conditions moins favorables qu'il y a deux ans, le plan social étant très faible financièrement parlant.
04 octobre 2009
Au Conseil municipal : intervention écolo sur l'urbanisme
Depuis qu'Alain Coillot accrochait sur tous les détails pour faire parler de lui en Conseil municipal, la majorité a organisé un débat sur un des sujets pointés par l'opposition. Cette fois-ci, c'était le Plan Local d'Urbanisme ( PLU / ex-POS ), qu'il s'agissait de passer au crible de différents critères.
Après l'historique et avant l'aspect social, nous avons choisi d'argumenter en relation avec le réchauffement climatique. C'est moi qui m'y suis collé pour les écologistes, après avoir distribué deux cartes de la banquise prises à 30 ans d'intervalle. Voici le texte de l'intervention faite vendredi 02 en soirée :
Mesdames et messieurs, chers Collègues,
Comme vous pouvez le constater grâce aux cartes en votre possession, le réchauffement climatique est une réalité qu'on ne peut plus nier. Ce phénomène aurait même tendance à s'accélérer, d'où l'importance de limiter les émissions nos émissions de GES.
L'habitat et les transports représentent presque la moitié des émissions en France, et comme les négociations de Copenhague, pour décider de l'après Kyoto s'avèrent difficiles, c'est sur les collectivités territoriales que reposent une partie des espoirs.
Concernant les transports, on ne peut pas étendre la ville à l'infini. Sinon, l'augmentation des distances domicile-travail va annuler les efforts faits par exemple sur la motorisation ou sur les transports alternatifs.
A Sainte-Savine, nous sommes favorables aux parkings-relais, aux pistes cyclables et aux transports en commun. Et c'est à proximité de ces infrastructures qu'il est préférable que les nouveaux logements se construisent pour limiter les émissions dues aux transports.
Concernant l'habitat proprement dit, une densité un peu plus élevée permet à plus de personnes de ne pas habiter trop loin, et la recherche d'une meilleure isolation peut aussi se faire par la mitoyenneté. Nous en avons deux exemples sur notre commune, avec le site Prin ou les maisons de ville du Hamelet.
Nous étions donc déjà en adéquation avec la problématique de lutte contre l'effet de serre lors de la mise en place du PLU il y a 5 ans.
Signalons au passage que ce nouveau document d'urbanisme nous a permis de préserver le secteur des Viennes sur lequel était envisagé un projet d'une autre époque par l'ancien maire…
Donc, pour les raisons énoncées précédemment la "ville durable" est un peu plus dense, et c'est d'ailleurs ce qu'a prévu le législateur, avec la possibilité de majoration de COS pour les bâtiments à haute performance énergétique. Ce type de mesure sera évidemment reconduit avec les Lois dites Grenelle.
Pour ceux qui s'inquiètent, la densification est cadrée par le PLH, Plan Local Habitat, et nos représentants qui participent à ces travaux au sein de l'agglomération, et sont en accord avec les chiffres de la dernière page du document qui vous a été remis.
Maintenant, nous rappelons notre objectif de réduction des émissions de gaz à Effet de Serre de 10 % sur cette mandature, et nous vous invitons, chers Collègues Conseillères et Conseillers municipaux à joindre vos efforts aux nôtres dans l'intérêt des générations futures.
Bizarrement, Alain Coillot a répondu qu'il était d'accord sur la forme mais pas sur le fond… alors qu'il s'agit en fait d'une question de fond et que c'est plutôt la forme, de l'habitat durable, qui se discute.
Souhaitons que cette idée fasse son chemin aussi chez nos opposants.
24 juin 2009
Sainte-Savine : vers le zéro phyto
L'actualité scientifique a récemment encore démontré la nocivité des pesticides, les mettant en cause dans les maladies de Parkinson et d'Halzheimer. Mais mon expérience d'élu départemental dans une assemblée autiste à la problématique environnement-santé plaidait pour la patience au niveau communal. J'avais tablé sur au moins 2010 pour obtenir un résultat à Sainte-Savine.
Aussi, quand au début 2009 il a été fait état du désir des employés des espaces verts de se passer des produits phytosanitaires, je n'y ai pas cru tout de suite. Je me disais que, comme dans la majorité des communes, le "lobby des places nettes" aurait encore l'oreille d'un ou plusieurs collègues, qui donneraient alors l'ordre de débarrasser la voie publique des mauvaises herbes en les arrosant de produit adéquat.
Mais c'était sans doute sans compter sur la diffusion des informations sur les méfaits des pesticides. Bref, les mentalités étaient enfin prêtes. Et il n'a fallu qu'une seule réunion d'élus, après plusieurs réunions de travail au sein des services pour qu'une gestion écologique des espaces verts soit adoptée à Sainte-Savine. Il y a eu débat, on ne peut le nier, mais on a vraiment pris une décision favorable à l'avenir. 
Je ne dis pas qu'on n'utilise plus rien, mais on a facilement divisé les quantités par 10 ou 20, avec comme objectif le "zéro phyto". C'est à dire ne plus utiliser du tout ces produits nocifs pour notre santé et notre environnement.
Voici donc enfin une action cohérente : en 2008 on vérifie qu'il y a bien des traces de pesticides dans l'eau du robinet ; en 2009 on réduit drastiquement l'utilisation de ces produits.
Et notre commune rejoint les nombreuses communes bretonnes qui sont à la pointe dans le domaine de la gestion différenciée des espaces verts.

21 avril 2009
L'eau de Sainte-Savine est-elle potable ?
Si on se réfère aux normes sanitaires en vigueur, il faut répondre "oui". Mais la présence de différents éléments polluants vient tempérer cette première déclaration.
En effet, la zone où est captée notre eau est située en aval de l'agglomération, ce qui n'est pas le lieu idéal, vu que les activités de l'homme ont une fâcheuse tendance à générer toutes sortes de pollutions, très peu visibles, dans son environnement. Cette zone, qui alimente aussi La Chapelle et Les Noës est située en bordure de la pénétrante nord, près du hameau de Fouchy.
Concernant les pollutions, la DDASS de l'Aube est très vigilante depuis plus d'une dizaine d'année, car il y a des pics de pollution à certains moments. Certes, on trouve ces produits de façon occasionnelle et les seuils limites ne sont pas atteints, en référence à la directive européenne. Mais ces produits ont peu à voir avec une eau pure.
En effet on trouve parfois des pesticides, dont du déséthylatrazine, jusqu'à 0,2 µg/l ( microgramme par litre ) alors que la limite est de 1 µg/l. Le maximum relevé a atteint 0,4 µg/l. De la même façon, des traces d'hydrocarbures, de tétrachloroéthylène ou de trichloroéthane, sont présentes sur quelques analyses.
L'origine de ces pollutions n'est pas connue avec certitude. L'atrazine a beaucoup été utilisée dans les années 70 et 80 par le monde agricole, les collectivités locales ou les services de l'Etat pour désherber les champs, les bords de route ou de voie ferrée. Il y a aussi eu quelques pollutions aux hydrocarbures en amont du site, il y a de cela 10-20 ans. Et un des indicateurs est donné par l'augmentation constante des taux de nitrates, d'origine agricole ( 30 mg/l pour un seuil de 50, et 25 recommandé pour les nourissons ).
Bref, les modes de production de notre société sont polluants et on en trouve les traces dans notre eau de consommation. Il importait déjà de porter à la connaissance de tous ce problème. Ce n'est pas encore la catastrophe, mais il faut être vigilant.
Ensuite, quelles mesures prendre ? Pour le particulier, il n'y a à mon avis pas lieu de se ruer sur l'eau en bouteille, sauf si on veut une précaution maximale. Personnellement, nous utilisons une carafe avec un filtre à charbon actif, qui retient une partie des particules nocives pour la santé. Je rappelle que les pesticides sont suspectés d'être cancérigènes, neurotoxiques et de porter atteinte à la fertilité.
J'essaie aussi de persuader les décideurs de prendre des solutions de prévention. Réfléchir à un procédé de dépollution est insuffisant. Il importe de repenser le schéma d'alimentation en eau potable de notre agglomération : plusieurs zones de captage en amont, autour desquelles une agriculture sans rejet chimique est pratiquée ( Bio par exemple ), et l'eau de l'aval réservée aux utilisations industrielle.
Ce n'est qu'au prix d'investissement de ce type, comme dans les Vosges ou en Allemagne, qu'une véritable politique de prévention pour notre santé pourra voir le jour.
Il serait temps d'avoir une eau de meilleure qualité, car nous payons pour avoir une eau réellement "potable".
10 février 2009
Dominique Grossmann dans l'équipe Arnaud ?
Quelle surprise d'apprendre que Dominique Grossman nous aurait rejoint récemment ! Serait-elle notre Besson ? A-t-elle changé de "référentiel idéologique", ou alors s'est-elle rendu compte que la droite ment quand elle prétend défendre les petits, les plus faibles ?
Rien de tout cela semble-t-il. Il s'agirait avant tout d'une question d'homme. Elle ne supporterait plus l'agressivité gratuite d'Alain Coillot, et trouverait que Jean-Jacques Arnaud fait du bon travail. Personnellement, je la comprends, car l'ancien cadre de Mammouth ( bien avant Géant Casino ) a un ego qu'il faut sans cesse contrebalancer, et il a tendance à montrer chez les autres les défauts dont il ne se rappelle plus qu'il était un habitué lorsqu'il était chef de l'exécutif savinien.
Juste un bémol, car ce n'est pas le Maire tout seul qui est à l'origine de la politique savinienne, mais une équipe. Et il y a le risque quand on fait des ralliements sur une personne d'être déçu. La politique municipale, c'est aussi le résultat d'interactions au sein d'un groupe. Alors, dans ce cas, pourquoi ne pas avoir rejoint l'équipe en adhérant à l'association Saviplus ?
Je me pose aussi une autre question : pourquoi avoir été numéro 2 dans une équipe adverse lors des élections ? A l'époque Dominique Grossmann n'était pas avare de critiques sur la gestion de Jean-Jacques Arnaud.
Pour ma part, je n'oublie pas qu'elle était la suppléante de Pascal Thomas ( UMP ) lors des cantonales de l'année dernière. Et si je n'ai pas à me plaindre de son comportement respectueux de l'adversaire, Me Grossmann était mon opposante. Donc elle souhaitait mon éviction et mon remplacement.
J'en vois qui vont dire que je ne suis guère tolérant. Simplement, je crois encore que la gauche n'est pas la droite, ou du moins qu'elle ne doit pas adopter les comportements de la droite. En conséquence ce ralliement participe du brouillage des images et je n'aime pas cela.
Je n'épiloguerai pas sur la fait de confier un poste de délégué à quelqu'un qui a été récemment proche de l'UMP … Ce n'est pas parce que j'ai laissé le mien vacant pour raisons professionnelles en septembre, qu'il ne fallait pas étudier une autre solution ( permutation par exemple ) ou attendre un peu de voir si le revirement de Dominique Grossmann est une évolution durable.
Conclusion : prudence, même s'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et s'il y a des personnes de valeur dans chaque organisation. 
18 novembre 2008
Pourquoi le GNV ?
Depuis 4 ans, la commune de Sainte-Savine achète régulièrement des véhicules au gaz, que ce soit GPL ou GNV. Ce choix est fait pour des raisons écologiques.
Lors du conseil municipal du jeudi 13, en réponse à une interrogation de l'opposition, la presse a retranscrit de façon partielle mon intervention, à tel point qu'on pourrait croire qu'il y a une incertitude sur ce type de carburant.
J'avais précisé que les véhicules GNV, ou GPL, sont plus propres comparativement aux moteurs diesel ou à essence. En effet, ils ne rejettent pas de particules, et quasiment pas de benzène, comme le diesel. Et par rapport à l'essence, il y a moins d'oxyde d'azote, gaz qui participe aux pics d'ozone.
Le seul point qui n'est pas positif est que les moteurs au gaz rejettent un peu plus de CO², de gaz carbonique, que les nouveaux moteurs diesel à injection. Donc, sur grande distance, le temps que le moteur chauffe, on peut préférer les diesels modernes.
La conclusion est que pour des voitures qui doivent être utilisées en ville, les véhicules qui roulent au gaz permettent de moins polluer l'air. Ils émettent moins de gaz nocifs pour la santé, en attendant des véhicules plus efficaces comme des véhicules électriques.
Regrettons simplement que l'opposition se contente d'essayer de semer le doute, au lieu de demander mieux ou de faire une proposition concrète.
24 septembre 2008
Edmé Marot : rectifier le tir ?
Depuis le mois de mai, des critiques s'élèvent pour décrier les constructions de l'OPAC rue Edmé Marot à Sainte-Savine. Il paraît que c'est laid et que les riverains n'ont pas été prévenus. Sans parler des problèmes de stationnement à venir…
Etant conseiller municipal , je me devais de jeter un œil à ce quartier. Ensuite, en tant que Conseiller général, j'ai regardé de plus près les constructions de l'OPAC, devenu "Aube Immobilier", car c'est l'organisme bailleur du département. Enfin, en tant qu'écologiste, je voulais voir si les idées vertes faisaient leur chemin.
Et après une récente visite, je peux dire que :
_ c'est pas très joli
_ il y a assurément des problèmes de voisinage
_ ces bâtiments ont peu à voir avec le développement durable.
Mais aurait-on pu éviter ces constructions ?
L'OPAC a respecté les règle du PLU (Plan Local d'Urbanisme), ex POS (Plan d'Occupation des Sols), et il était même possible de construire plus sans l'intervention du maire, Jean-Jacques Arnaud. Le problème est que les nouveaux bâtiments ne ressemblent pas à ce qui était déjà construit dans le bas.
Mais ce qui est aussi surprenant, c'est que pour deux autres projets saviniens, Barrier et Deoust, l'OPAC avait informé les voisins et consulté la mairie. Le directeur, que j'avais interrogé en juin ne m'a pas fourni d'explication sur ces différences…
Recensons maintenant les problèmes de voisinage :
_ pour ce qui est de l'aspect architectural, s'il est vrai que les riverains vont s'y adapter avec le temps, le choix d'une orientation perpendiculaire à la rue est esthétiquement curieuse et génère des vis à vis gênants ;
_ le stationnement devrait poser un réel problème, car ces 54 logements vont se traduire par plus de voitures dans la rue
_ et pour la circulation, il y a aussi un risque d'accroissement
Mais ce qui m'a surtout déplu, c'est qu'on est loin d'une éco-construction, à une époque où de plus en plus de personnes parlent de "développement durable"
:
_ l'isolation est ridicule : 12 cm de polystyrène et une plaque de plâtre derrière un parpaing de 20. Ce n'est pas conforme à la réglementation thermique ;
_ il n'y a rien en terme d'énergie renouvelable. Et c'est dommage car l'exposition sud aurait eu permis d'installer des panneaux solaires ;
_ la caractéristique essentielle des éco-quartiers, la concertation avec les futurs habitants et les riverains, est absente. Je l'ai déjà dit, mais c'est primordial.
Maintenant peut-on rattraper le coup ? On ne va quand même pas démolir…
Personnellement, j'ai pris contact avec le président d'Aube-Immobilier, mon collègue Jean-Claude Mathis, afin de lui faire part de mon point de vue et de tenter d'infléchir les futurs projets.
J'ai aussi demandé aux Maires-Adjoints à l'Urbanisme et au Développement durable que l'on puisse suivre de près les problèmes de stationnement et de circulation. Leur réponse favorable pour un travail en commission laisse entrevoir que, si on ne pourra pas "rectifier le tir", on devrait pouvoir réduire les inconvénients de ce projet.