11 décembre 2008
Une fin d'année bien chargée
Ce nouveau mandat a été marqué par un nombre important de dossiers à étudier depuis septembre, que ce soit au niveau départemental ou au niveau plus local. Ceci fait qu'on arrive facilement à Noël.
Hier encore, c'était deux réunions qu'il a fallu préparer, dont le Comité Syndical du Parc Naturel de la Forêt d'Orient. Et après avoir développé la nécessité d'accepter les 230 000 € de la région en échange de la parité dans cette instance, il a fallu reprendre la route sous la neige pour aller à Brienne à la réunion contre le projet de troisième poubelle nucléaire du côté de Soulaines.
Dans les deux cas, j'ai défendu des positions minoritaires contre les positions du Président Adnot et de ses barons : pas mal d'énergie dépensée pour des résultats somme toute relativement faibles. A chaque fois, c'est une position argumentée et des valeurs humanistes contre une logique de pouvoir ou de choix technologique anti-écologique. Je suis habitué, mais ça commence à user.
Il y a aussi eu le projet d'implantation d'une unité de traitement de terres polluées aux hydrocarbures, à Montreuil, toujours dans le PNRFO. Et là encore, il a fallu trouver des heures : liaison avec les opposants, étude du dossier, recherche d'infos auprès de la Drire, participation à l'enquête publique… On ne s'est pas ennuyé.
Et puis il y a aussi le suivi de l'entreprise Preciplast, ex NPSainte-Savine. J'en ai rencontré du monde en trois mois : par exemple, demain j'ai rendez-vous avec le Président du Tribunal de Commerce.
J'ai aussi eu le temps d'organiser un voyage d'étude à Fribourg, avec pré-visite en octobre ( cf. ce blog ). Quelques séances de travail plus tard, et on peut y aller le 07 février.
N'oublions pas le SCOT, Schéma de Cohérence Territoriale de la région de Troyes, qui nécessite toute mon attention pour pouvoir faire entendre des propositions réellement écologiques à une époque où de nombreux élus n'ont plus que le mot développement durable à la bouche. Difficile dans ces conditions de convaincre qu'il faut prendre des orientations radicalement différentes face à l'ampleur des problèmes ( réchauffement, biodiversité, pollutions chimiques, … ).
Bref de nombreux dossiers à suivre, et la recherche des meilleurs moyens pour convaincre que des politiques locales plus novatrices sont nécessaires pour dépasser la simple communication sur l'environnement, ou le coup de peinture verte sur des idées connues.
Je finis donc l'année bien fatigué, mais avec le sentiment du devoir accompli.
28 janvier 2008
Curriculum Vitae
Plusieurs personnes m'ont demandé un CV pour connaître rapidement la personne. Je veux bien, mais je vais quand même le faire "à ma sauce"…
Etat civil / Profession :
NOM - Prénom : MASSIN Jean-Marc, né MAKSYMYSZYN ( ascendants ukrainiens )
Date et lieu de Naissance : 18 mai 1961 à Troyes
Milieu familial : parents ouvrier et agent de maîtrise en bonneterie et machine-outil
Bac : Série C, obtenu au Lycée Marie de Champagne, à Troyes
Formation initiale : Ecole Normale de Sainte-Savine
Diplômes : DEUG en 84, Maîtrise Sciences de l'Education en 91 à Paris 8 / St-Denis
Carrière : 12 ans instituteur en Zone Education Prioritaire ( maternelle à CM2 )
Coordonateur ZEP jusqu'en 2001, avant d'être élu
Famille : marié à une directrice d'école, 3 enfants, de 21 à 13 ans
GOUTS LOISIRS :
Sports pratiqués : jeune : handball, karaté
maintenant : natation, vélo
Couleurs préférées : vert, bleu, turquoise
Films préférés : Trois hommes et un couffin, au revoir les enfants, Ghost, Philadelphia et Star wars, ( tous )
Livres préférés : roman : Dune (F. Herbert) Essai/ Nouvelle : ma République ( N. Mamère)
Dernier livre marquant : un mouton dans la baignoire (A. Begagh)
Loisirs : jardinage, lecture, randonnée
MILITANTISME :
Environnement :première adhésion à 18 ans, membres de diverses associations
Luttes passées : pour des parking en périphérie du bouchon de champagne, contre Parking Langevin, pour alternatives à l'incinération des déchets ménagers
Elections précédentes : cantonales en 91 à La Chapelle-St-Luc ( 11 % ), régulièrement suppléant aux législatives
Chez les Verts : Adhésion en 1991, Secrétaire départemental de 1992 à 2001,Porte-Parole de 2002 à 2005
National : Coordonnateur des Conseillers généraux verts, Représentant des conseillers généraux de gauche aubois à l'AdF, Assemblée des Départements de France
Syndicalisme : Adhérant à la CFDT depuis 1998
BILAN CG
Autre mandat : Maire-Adjoint à la Sécurité de Ste-Savine
Stages en tant qu'élu : blog, budget, communication, développement durable, écologie dans les départements
Dossiers importants proposés au CG :
03 : Flotte de véhicules propres
04 : Surinvestissement pour des bâtiments économes en énergie
05 : Plan de lutte contre l'effet de serre
06 : Charte de l'environnement départementale
07 : Grenelle de l'Environnement aubois
08 : Mesures pour le quotidien des collégiens
Commissions : Social - Sécurité de 2001 à 2004
Education - Sport - Culture : de 2004 à 2008
POSITION SUR DES SUJET DE SOCIETE
Argent : il en faut un peu, mais ce ne doit pas être le but de la vie
Délinquance : souvent une erreur de parcours qui exige de la rigueur pour en sortir
Education des jeunes : a évolué, mais la transmission de valeurs doit être recherchée
Famille : sans être étouffante, elle est encore un lieu d'affection nécessaire à chacun
France dans le Monde : savoir rester modeste, même si 1789 reste une référence planétaire
Homosexualité : pas une maladie, le respect des différences est important
Inégalités : on n'est bien sûr pas égaux, mais l'injustice ne doit pas s'ajouter
Religion : c'est surtout la spiritualité qui est nécessaire
Travail : pas que ça dans la vie, mais il faut garder le goût de l'effort
Sécurité : essentiel pour envisager l'avenir, de la sécurité physique à sanitaire
28 décembre 2007
Pourquoi je me représente comme Conseiller général
Je souhaite solliciter un nouveau mandat. Il y a à cela de bonnes raisons : des projets à faire aboutir dans une période, où les idées écologistes progressent enfin dans la société, et de nouvelles propositions à faire.
Localement, il y a aussi de réelles lueurs d'espoir, comme le petit groupe que forme mon comité de campagne et le verdissement constaté des programmes municipaux.
C'est le signe que nous pouvons encore travailler à l'amélioration du quotidien et à la préparation de l'avenir.
Sept ans de mandat c'est court. Il faut le temps de se faire connaître et de se faire apprécier. Et cela est plus difficile quand on est dans le changement réel. C'est-à-dire celui qui demande de la prise de conscience et pas une simple modification. Par exemple remplacer le projet de boulevard des Viennes par une vélovoie et un système de rues à sens unique aura nécessité des années de travail et de discussion.
Il faut maintenant passer à une nouvelle étape : développer les transports en commun. Et cela demandera sans doute au moins un mandat. Car il faut en convaincre les personnes, les élus de tous bords, mais aussi des techniciens, et tous les citoyens sans qui le changement ne peut se faire : il ne suffit pas de mettre plus de bus et des voies en site propre, il faut encore qu'il y ait des personnes qui prennent le bus…
Il y a aussi le niveau départemental, où le développement durable a encore du mal à se faire entendre. Le "tout-routier" y est encore ultramajoritaire, mais certains commencent enfin à s'interroger sur les alternatives ferroviaires, vu l'ampleur du réchauffement climatique. Et je ne vois personne de mieux placé qu'un écologiste pour continuer ce travail d'information, de préparation et d'étude de dossiers et d'interpellation.
Il pourrait y avoir de mauvaises raisons : l'indemnité ou le fait de mettre en avant sa personne.
En ce qui concerne mon indemnité, je ne m'en sers que pour me mettre à mi-temps, donc pour dégager du temps pour mon mandat. Mon indemnité de Maire-Adjoint est reversée. Il n'y a donc pas d'enrichissement personnel. C'est une règle d'or pour ne pas être tenté par la mauvaise raison financière.
Quant à mon "égo" qui peut être flatté, ceux qui me connaissent savent que ce n'est pas une motivation. Si il faut de la personnalité pour pouvoir exister dans le milieu politique, je n'ai pas la prétention d'avoir tout inventé. Je dois beaucoup aux autres, et j'ai plus l'impression de faire partie d'une chaîne, ou d'un réseau, que d'être au dessus d'une quelconque pyramide.
C'est l'objectif principal de ce deuxième mandat : le travail avec les autres, pour aller ensemble vers une société à la fois plus juste et plus chaleureuse.
05 novembre 2007
Comment un écologiste s'est engagé en politique
A l'âge de 30 ans, déjà père de deux enfants, j'ai décidé que je devais faire plus pour laisser aux enfants de mes enfants une planète qui soit préservée. J'avais déjà été en contact avec le milieu associatif, et je recherchais une structure qui dépasse l'action locale avec une vision plus globale.
C'est donc tout naturellement que je me suis tourné vers l'écologie politique. A l'époque, il y avait principalement le mouvement de Brice Lalonde, et celui d'Antoine Waechter. J'ai choisi les Verts car ils me semblaient plus légitimes, fondés en 84, et aussi plus mondialistes. En effet il y a un parti vert dans chaque pays européen, dans de nombreux pays au monde.
La vision globale des problème correspondait bien à ma façon de penser : guidé par des valeurs, l'analyse de la situation précède l'action, la décision étant prise dans l'intérêt général. Ces valeurs sont l'Ecologie, la Solidarité, l'Autonomie et la Démocratie.
J'ai aussi aimé le sens aigu de la justice sociale, qu'on ne trouvait pas à Génération Ecologie.
Et tout de suite j'ai pu mettre en pratique cette façon de travailler en luttant contre un projet de décharge d'ordures ménagères en forêt de Chaource. Dossier sur lequel nous avons eu raison lors de la révision du plan départemental de gestion des déchets ménagers. Notre alternative, plus de recyclage, a aussi été reconnue. Car proposer des solutions m'a au moins autant intéressé que critiquer les projets allant contre l'environnement.
Ce fut aussi ma première élection cantonale : 11 % au premier tour à La Chapelle-St-Luc, et 20 % sur le secteur où je travaillais. La preuve que lorsque les électeurs connaissent le candidat, l'opinion s'améliore et les compétences sont reconnues.
Maintenant, je ne regrette pas, car les Verts sont reconnus localement. Simplement, l'option politique est difficile, même si elle est plus globale que l'engagement associatif. En effet, il faut parfois emprunter des chemins détournés pour atteindre le but qu'on s'est fixé.
En cette fin d'année 2007, le Grenelle de l'Environnement démontre que les Français sont enfin prêts à entendre les propositions écologistes.