Le blog de Jean-Marc Massin

Le blog du conseiller général écologiste aubois Jean-Marc Massin

25 octobre 2008

Des moyens pour la crise à long terme !

2008_10_Crise_financi_re1          Cette crise financière permet de montrer que les objectifs de l'Ecologie sont à l'opposé de ceux du "libéralisme" : les excès de la recherche du profit financier maximum à court terme et pour quelques uns ne peuvent aller de pair avec la recherche du bien-être pour le maximum d'humains sur toute la planète, tout en pensant aux générations futures.

La crise financière qui dure depuis quelques semaines est riche d'enseignements. Tout d'abord, elle nous démontre que le laisser faire libéral n'est plus tenable. Ensuite, il paraît évident qu'une gouvernance concertée entre les états permet d'orienter le système. Et enfin, il semble qu'il y ait tout à coup plus d'argent disponible quand le besoin s'en fait sentir.

Avant de lister les besoins pour le futur, voici les solutions que les écologistes proposent pour l'immédiat économique :

_ encadrer les banques pour éviter l'instabilité boursière ;

_ le faire de façon concertée en augmentant la gouvernance mondiale ;

_ taxer les flux financiers à la source pour éviter la spéculation déstabilisante ;

_ interdire les filiales dans les paradis fiscaux.

Cette liste n'est pas exhaustive, mais il serait temps de se rendre compte que le capitalisme en collusion avec les politiques cela donne : la privatisation bénéfices pour les financiers quand ça va bien et la socialisation des risques pour les états quand ça va mal.

Bref, les options politiques à la Regan ou la Bush là-bas, à la Tatcher ou à la Sarkozy ici, nous conduisent à tous payer pour les errements de quelques uns. Le plus incroyable dans cette histoire étant l'amnésie électorale des Français : Sarkozy veut passer pour le sauveur, alors qu'il y a 18 mois il n'avait cesse de citer le modèle américain…

Dans le domaine de l'écologie, les indicateurs sont au rouge, et il y a aussi besoin de moyens pour que l'avenir de nos enfants soit moins sombre : les experts climatiques notent que les conséquences risquent d'être pires que prévues ( banquise, cyclones, montée des mers, … ) ; la sixième extinction des espèces a bien lieu ; la contamination des terres, de l'eau, de la nourriture par les résidus chimiques augmentent les maladies neurologiques, la stérilité et les cancers ; la raréfaction de l'énergie, de  l'eau et des matières premières va augmenter les risques de guerre ; …

Le parallèle avec la crise financière est que ces risques pour tous nécessitent des moyens importants et que ces indicateurs ne sont pas perceptibles par la minorité qui profite du système et a les moyens de se prémunir de ses conséquences.

De quelle sommes avons-nous besoin ?

Pour prendre les mesures pour limiter le réchauffement climatique : 1 000 milliards $ sur 40 ans selon Nicholas Stern. Pour résoudre le problème de la faim dans le monde : il manque 1 milliard € par an pour nourrir les plus pauvres et il faudrait investir 20 milliards par an dans la reconversion des économies.

Les Etats-Uniens vont devoir débloquer plus de 1 000 milliards de $, l'Europe annonce 1 600 milliards € et le seul état français s'engage sur 360 milliards pour sauver le système bancaire… Il n'y a donc aucune vraie raison de refuser des moyens pour sauver la planète.

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30 avril 2008

Début de mandat : Realpolitik.

2008_04_30_Coop_ration3     En ce début de mandat, les occasions de travailler avec des interlocuteurs variés m'apporte un reproche incongru : celui de ne pas privilégier la gauche comme partenaire essentiel.

Lors de mon travail de diffusion du développement durable, je me soucie avant tout de l'objectif. Et tout ceci me fait sourire, car jamais cet objectif n'est pris en compte par ces critiques. Il faut accélérer le mouvement au risque de passer pour "vert marqué", car les indicateurs sont presque tous au rouge.

            Pour ma part, je continue d'appliquer la méthode qui m'a réussi depuis 7 ans que je suis élu et que j'appliquais déjà dans mes fonctions de coordonateur : travailler avec celles et ceux qui le veulent, sur objectif commun et dans le sens de l'intérêt général.

            Ainsi je ne me pose pas la question de savoir pour qui a voté mon interlocuteur. S'il y a rendez-vous, c'est pour avancer ensemble. C'est que la personne avec qui j'échange reconnaît une forme d'expertise écologique, ou des compétences plus générales dans le poste d'élu départemental.

            C'est dans cet état d'esprit que j'ai rencontré la maire et les adjoints de Montgueux la semaine dernière et rendez-vous est pris avec les élus de la Rivière de Corps.

            En ce début de mandat, les occasions d'échanger sur le sujet sont importantes, et avec les élus de tous bords. Alors il y a deux possibilité : le replis sur la gauche, ou les échange avec tous ceux qui souhaitent plus de développement durable.

            Chez les Verts-Aube, c'est cette deuxième solution que nous avons choisi. Nous rencontrons toutes celles qui souhaitent protéger la nature, tous ceux qui s'interrogent pour amener moins de voitures en ville, tous les habitants qui ne savent pas comment consommer mieux ou moins polluer.

            L'objectif est simple : mettre en place le plus d'éléments concrets localement : plus de pistes cyclables, des bâtiment économes en énergie, des écoquartiers, des actions pour réduire les déchets, …

            Et pour ce faire, il n'y a qu'un moyen : la pédagogie de l'écologie.

            Encore et encore, expliquer, informer et convaincre si possible. L'écologie ne se droitise pas ou ne se pervertit pas quand elle cherche à convaincre.

            L'écologie s'imposera quand les indicateurs de l'échec du productivisme seront encore plus visibles ( famines, augmentation des carburants, fonte des glaciers, … ).

            Nous avons décidé de précéder le mouvement et de lutter localement. Le reste, dont la critique de nos positions, c'est si dérisoire.

            Travailler ensemble dans le respect des diversités, c'est déjà commencer à respecter toutes les autres formes de vie qui sont sur notre planète.

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05 avril 2008

Intérêt général et programme d'actions

plan_teAprès cette réélection, il importe de préparer le travail à venir. Et s'il est nécessaire de se pencher sur les dossiers locaux, l'articulation avec l'intérêt général et les grands problèmes écologiques est indispensable.

C'est le travail de ce début de mandat, surtout que le fait d'être étiqueté "écolo" n'a pas été un handicap. Il est possible parce que le travail accompli a été perçu comme allant dans un meilleur sens que ce qu'avaient proposé les autres candidats.

C'est aussi une vision d'avenir, des solutions possibles aux problèmes de développement durable qu'il faudra proposer. Que ce soit en terme de justice sociale ou d'écologie, je travaillerai les dossiers afin que ces valeurs soient préservées, même si cela peut sembler parfois éloigné des préoccupations immédiates.

Il y a donc plusieurs points importants que je traiterai en premier :

_ le suivi du dossier Plastika, afin d'essayer d'éviter un deuxième plan social

_ la liaison avec les nouveaux conseils municipaux, pour tendre à plus de "durabilité"

_ la réflexion au niveau départemental pour demander progressivement des actions concrètes dans la commission environnement

Maintenant il faut réfléchir avant d'agir.

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29 février 2008

La méthode sur le canton

2008_02_29_M_thodeY a-t-il une méthode Massin ? A priori, je dirais oui, car mon objectif est de ne pas décider à la place des gens, mais d'influer dans le sens de l'intérêt général. Cette méthode nécessite souvent beaucoup de travail et je la résume ainsi :

  • Rencontre avec les acteurs de terrain pour connaître les aspects locaux

  • Travail d'étude plus global sur le sujet pour maîtriser le sujet globalement

  • Rencontre avec des décideurs, responsables pour écouter, définir une stratégie commune et rechercher des appuis

  • Décision d'action : mise en relation, argumentation, proposition, médiatisation, …

Pour résumer : s'informer, étudier, dialoguer, agir ensemble et rendre compte

Et quand ça marche, ce n'est jamais "grâce à moi tout seul". C'est à chaque fois parce que nous avons tous tiré ensemble dans la même direction. On est plus dans un travail en interaction, en coordination éventuellement, et c'est comme cela que ça marche le plus souvent.

Au bilan, j'ai donné un coup de pouce, je suis intervenu, mais je n'ai pas fait l'essentiel du travail, j'ai juste fait ma part. Comme par exemple pour l'alternative au boulevard des Viennes, pour le soutien aux travailleurs de Nief Plastique ou pour le projet éolien de Macey.

On est loin des méthodes du type "Sauveur" ou "j'ai un gros carnet d'adresse", dont se revendiquent mes concurrents. Ça, c'est de l'esbrouffe car les problèmes auxquels nous sommes confrontés sont trop complexes pour qu'un seul homme les résolve, aussi doué soit-il.

Un dernier mot sur deux conditions : l'ouverture et la patience. Il faut quelquefois insister, ne pas craindre de travailler des personnes de tous bords et parfois attendre qu'une idée fasse son chemin.

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30 janvier 2008

Méthode pour écologiser le département ?

Terre_goutte_d_eauApparemment, tout le monde est favorable à l'écologie en ce début de 21ème siècle. Le réchauffement climatique, l'extinction des espèces, la contamination par les produits chimiques, visible par la progression inexorable du nombre de cancers, seraient des préoccupations partagées par tous.

            S'il est vrai que Nicolas Hulot est plébiscité, et que le "grenelle de l'environnement" a pu voir le jour, il y a encore loin de ce début de prise de conscience aux actes. Il nous faut à la fois changer notre façon de voir le monde et nos comportements. Et nous sommes encore peu nombreux à prendre régulièrement notre vélo, à acheter bio, ou à prévoir l'isolation de notre habitat. Quant à envisager de rouler dans une voiture plus petite…

            Alors, comment faire pour que le changement ait vraiment lieu ? Pour ma part, je vais continuer à agir de façon à la fois pédagogique et déterminée.

            En ce qui concerne le département, ce n'est pas facile. La majorité des élus croit que le progrès passe par un nouvel autoroute ou la substitution de l'essence par l'éthanol. Leur vision du progrès est à ce point figée qu'il n'est pas possible de les persuader que l'argent doit être réorienté vers le rail qui rejette moins de gaz à effet de serre, ou vers une agriculture autonome en carburant, les tracteurs pouvant fonctionner à l'huile végétale…

            J'ai déjà proposé un certain nombre de dossiers ( voir le CV du 28 janvier ), mais ça n'avance pas vite. A cela peut-être un début d'explication : pratiquement aucun Conseiller général n'a pris la peine de lire un livre sur le Développement durable. Mais cette affirmation n'est pas très mobilisatrice pour l'électeur.

            Et puis, ce n'est pas en votant pour un politique traditionnel de plus que ce département va enfin s'écologiser. On remarquera qu'il y a quand même un mouvement de l'opinion en faveur de l'environnement, que j'accompagne, si au niveau des réalisations il n'est souvent possible que de pratiquer une opposition résolue dans cette assemblée.

            Il est pourtant dommage qu'il faille parfois aller jusqu'à l'affrontement, comme avec le précédent projet d'hôtel du département. Sans la mobilisation d'une association que nous avons aidé à démarrer, le projet énergivore de la majorité et de son président auraient été construit.

            Sous la pression, un projet plus environnemental a été enfin envisagé. Mais je préfère la méthode d'explication, qui débouche aussi quand les individus sont réceptifs.

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23 octobre 2007

Ecologie et spiritualité

2007_10_V_Plan_te_dans_mainsC'était le thème d'une conférence de Jean-Marie Pelt début octobre au lycée Saint-Joseph. J'étais invité par un ami, mais j'avais peur que ce soit un peu "catho", moi qui suis athée. J'ai pourtant décidé d'y aller, car je me souvenais d'une prestation éblouissante de ce naturaliste engagé.

Et il faut dire, "ma foi", que je n'ai pas été déçu. J'ai même été plutôt rassuré, car les valeurs de respect de l'environnement et de sobriété ont été nettement mise en avant.

A un moment où les idées écologistes risquent d'être reprises uniquement pour des intérêts financiers, le fait de savoir qu'il y a 1,5 milliards de chrétiens sur la planète pourrait être facteur positif pour l'avenir. Et puis, avec les bouddhistes, les musulmans et autres, il y a 3 milliards d'alliés potentiels pour les écologistes.

A une époque où le matérialisme a le vent en poupe, où le dogme de la croissance est omniprésent, Jean-Marie Pelt a rappelé que la compétition est contradictoire avec la notion de solidarité présente dans toutes les grandes religions. Elles demandent toutes de penser aux moins performants, aux moins compétitifs.

Les outils de transmission des valeurs ont aussi été critiqués et Jean-Marie Pelt a déploré le manque de sagesse général . Dans les médias, le jeu et l'animation ont remplacé la réflexion. De même, quand il n'y a plus que des scientifiques et des chercheurs et plus de "savants", il y a de quoi être inquiet.

Et j'étais encore d'accord pour constater qu'à la télé, il n'y a plus que des animateurs et que les véritables informateurs ont disparus du "prime time".

En conclusion il y a cette convergence entre écologistes et croyants : c'est l'homme qui doit guider le monde et non l'argent.

Défendre la planète est une forme d'éthique que ces deux milieux doivent partager. Et nous, écologistes politiques, en premier car il faut de la morale en politique.

Posté par giemm à 23:04 - Ecologie, Ethique et Politique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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