Le blog de Jean-Marc Massin

Le blog du conseiller général écologiste aubois Jean-Marc Massin

30 juin 2009

FAVL : le mauvais choix de juin

FAVLVraisemblablement c'est à Pars les Chavanges, plus près de l'implantation de l'Andra à Soulaines et à Bure que les FAVL, déchets radioactifs à Faible Activité mais à Vie Longue, pourraient être stockés.

D'abord, je rappelle mon opposition au principe de transport et d'enfouissement des déchets nucléaires. Nous savons qu'il finit toujours par y avoir des radioéléments qui s'échappent, même si on nous avais promis le "rejet zéro", comme à Soulaines par exemple. Et ce que l'on ne connaît pas, c'est l'impact sanitaire sur les populations vivant au voisinage des centres d'enfouissement de ces éléments toxiques. Je pense que ce n'est que lorsque nous aurions des certitudes en ce domaine qu'il faudrait envisager des solutions autre que le stockage en sub-surface à proximité des sites de production.

Ensuite, la différence avec Soulaines, c'est qu'il s'agit de déchet à vie longue, c'est à dire qui seront encore radioactifs pendant des dizaines de milliers d'année. Voici donc un "beau cadeau" que nous allons léguer aux générations futures. L'ANDRA reconnaît que même l'argile la plus étanche peut contenir des microfissures et finirait à la longue par laisser passer quelques particules radioactives; Mais personne  ne dit lesquelles, ni quel impact sur l'environnement et l'homme cela pourrait avoir. En fait, on n'en sait encore rien, en on prend un pari risqué sur l'avenir.

Une autre différence qui est rarement mise en avant, c'est que ce stockage n'est pas réversible. C'est à dire que s'il y a des fuites, comme à Haas en Allemagne, il faudra pomper car on ne pourra pas aller rechercher les déchets. On dira que ce ne sont pas des sites équivalents, mais là-bas aussi les experts du lobby nucléaire affirmaient qu'il n'y avait pas de risque pour les populations.

Face à cela, l'ANDRA promet quelques dizaines d'emplois et quelques millions à se partager. Bref, les Verts Champagne-Ardenne estiment qu'on achète les consciences, et qu'il vaudrait mieux y réfléchir à deux fois avant d'accepter ce cadeau empoisonné.

Il n'est pas encore trop tard pour changer d'avis et laisser le canton de Chavanges vierge de toute pollution radioactive. Cela serait plus cohérent avec le tourisme, à proximité du Lac du Der et du Parc Naturel Régional.

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31 mai 2009

Du bio dans ma cantine : dans l'Aube, le président anti-bio tique.

Cantine_bio     Ce 18 mai, c'était encore une séance où il ne faisait pas bon être écologiste. J'ai présenté une proposition en faveur du bio dans les cantines, et c'est tout juste si je n'ai pas encore été traité d'ayatollah de l'écologie, tant la réaction de Philippe Adnot a été vive. Même si je suis habitué à une forme de diabolisation régulière, ça commence à me peser et je me demande si on pourra un jour faire évoluer cette assemblée, ou si sa suppression ne serait pas une bonne chose tellement la grande partie de ses membres est allergique à l'écologie, à la solidarité et à la démocratie.

            Bref, le président a exprimé qu'il ne supportait pas la "religion du bio", mettant en cause l'idéologie de ses partisans et allant jusqu'à affirmer que le bio ne pourrait jamais résoudre le problème de la faim dans le monde, les rendements étant divisés par 3, et je passe d'autres arguments qui montre un manque de neutralité ou une méconnaissance de ce dossier( ou les deux… ).

            Mais pour que le lecteur puisse se faire un avis par lui-même, je retranscris ici intégralement mon intervention, même si j'ai conscience que cela fait bien long pour un blog.

Mesdames et Messieurs,

En cette période de Grenelle de l'Environnement, il va être possible à chacun de montrer qu'il est en accord avec l'opinion majoritaire de ce pays. Ainsi, par exemple plus de 80 % des Français sont favorables à la réduction des pesticides.

            Le but de mon intervention est de demander au Conseil général de l'Aube d'aider à mettre en place des repas bio dans les cantines des collèges départementaux. Ceci avec le souci d'avoir un approvisionnement local, pour à la fois développer l'emploi ici et réduire les émissions de gaz à effet de serre de façon globale.

            Et comme mes collègues Gérard Ancelin, Christophe Dham et Nicolas Juillet ont eu à cœur d'inaugurer samedi l'éco-festival de Villenauxe, je ne doute pas que cette intervention trouvera un écho favorable dans cette assemblée.

            Un petit rappel d'abord : les objectifs du Grenelle en matière de développement de l'agriculture écologique. Il s'agit de passer d'ici 2012 de 2 à 6 % de la Surface Agricole Utile. Et ceci, grâce en partie à la fourniture de 20 % d'aliments bio dans la restauration collective.

            C'est aussi grâce à la mise en place d'un nouveau dispositif financier par la région Champagne-Ardenne que cette proposition peut être faite. En bref, il s'agit d'une aide de 80 à 135 € / ha et par an. L'objectif est passer de 0,5 % de la surface régionale en bio à 2 % minimum, soit de rattraper un retard relatif nationalement.

            

Rappelons brièvement les avantages de l'agriculture biologique : préservation des sols, de la biodiversité et incidences sur la santé humaine. En effet, si on fait référence à la campagne actuelle du WWF sur les pesticides, une vidéo du professeur David Servan-Schreiber indique que l'on retrouve des traces de ces produits dans les urines des enfants qui mangent "conventionnel". Il estime que cela les prépare à des maladies des années plus tard. Or si ces enfants bénéficient ensuite de nourriture bio, on ne retrouve plus trace de ces produits au bout de quelques temps.

Maintenant, si on se réfère au Professeur Dominique Belpomme, chargé par le Président Chirac du plan anticancer sous le gouvernement Villepin, celui-ci démontre que les pesticides sont suspectés d'être neurotoxiques, cancérigènes et d'avoir une influence négative sur la fertilité.

Voici pour la santé. Et en ce qui concerne l'éducation, les repas bio peuvent être donner lieu à des moments pédagogiques concernant l'équilibre alimentaire ou les exploitations agricoles par exemple.

Pour la méthode, il ne s'agit pas d'une demande de mesure immédiate, mais de réunir autour d'une même table gestionnaires de collège, représentants de producteurs bio, fédérations de parents d'élèves et élus départementaux. Le résultat de ces travaux seraient alors présentés aux commissions 4 et 6, éducation et environnement.

Nous pouvons donc maintenant "tenir les deux bouts de la ficelle", avec une aide à la conversion d'un côté et un marché régulier de l'autre, qui permettrait à l'agriculteur d'assurer un revenu.

Dernièrement un collègue m'a dit, sous forme de boutade : "nous, c'est l'écologie qui agit". Et bien, en matière de bio, vous avez l'occasion de le prouver, à l'exemple des départements de Gironde, de Haute-Saône, de l'Isère ou des Hauts de Seine.

                        

Et voilà. J'ai une fois de plus essayé d'aborder la relation environnement et santé au conseil général de l'Aube, comme au sujet des abeilles ou des déchets radioactifs. Je crois être loin d'une quelconque croyance. Maintenant si c'est idéologie contre idéologie, je préfère encore l'écologie à celle qui nous a conduit à la crise financière et qui aggrave quotidiennement la pauvreté dans le monde et la crise écologique.Champs

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10 mars 2009

Décliner auboisement le "Green Deal" européen

2009_03_Europ_ans_GreensÇa y est les écologistes sont en ordre pour les européennes de juin. Les têtes de listes diverses et représentatives démontrent que le famille écolo souhaite aborder cette élection de façon unie. Cohn Bendit et José Bové ensemble, cela démontre  que nos priorités pour la planète sont plus fortes que nos différences.

Les 20 propositions de base de Europe-Ecologie sont maintenant disponibles sur son site. Elles précisent qu'en cette période de crise économique, il y a d'autres orientations à prendre que la traditionnelle relance par la croissance. Formater nos économies pour construire et consommer toujours plus nous a amené à être vulnérables face aux financiers qui ont utilisé le laisser faire des politiques avec comme seul soucis l'enrichissement de quelques uns.

Réguler dans le sens d'une plus juste répartition des richesses et surtout de la préservation de notre environnement commun est une nécessité écologique. Si pour le premier point on ne peut pas grand chose localement (*), il est possible donner une orientation plus solidaire à la politique des collectivités territoriales auboises.

Ce "Green Deal" local serait gagnant sur les deux tableaux : sociétal et environnemental.

En terme d'emplois, deux directions sont à prendre : la reconversion et la création d'emplois verts. Par exemple, la simple conversion de 10 % de la surface agricole en bio fournirait plusieurs centaines d'emplois. Ajoutés au développement de la filière bois-énergie et à l'isolation des bâtiments en matériaux naturels fabriqués localement, ce sont des milliers d'emplois qui pourraient réorienter l'économie auboise.

Concernant la reconversion, il serait aussi possible localement de travailler au moulage de pièces en matériaux recyclables, chez Préciplast par exemple.

Il faudrait aussi s'attaquer vraiment au "défi climatique du siècle" en réorientant les choix en matière de transport. Rompre avec le "tout automobile" implique de se rendre compte que le projet d'autoroute Troyes-Auxerre-Bourges est dépassé car nos marchandises doivent être  transportées prioritairement par le rail.

L'engagement des collectivités ( CAT et conseil général ) doit se traduire par des millions déposés sur la table et non par de simples articles dans les journaux, pour l'électrification de la ligne Paris-Bâle par exemple. Il faut dès aujourd'hui se lancer dans l'étude de tracés ferroviaire pour irriguer notre territoire quand le pétrole sera 3 ou 4 plus cher qu'aujourd'hui

Concernant les finances, qui sont un levier important de cette politique verte souhaitée, il importe que les financements au niveau départemental ou local prennent bien plus en compte les critères sociaux et écologiques. Ainsi il me paraît indispensable de subventionner plus ceux qui construisent ou rénovent avec comme objectif de consommer moins, en fixant des critères chiffrés. S'impliquer plus dans les transports alternatifs à la voiture individuelle permettrait aussi de concilier environnement et investissements.

Il est aussi possible de construire des indicateurs départementaux du type de l'empreinte écologique ou de l'indicateur de bien être. Cela éviterait les seules analyses financières qui orientent les esprits vers les logiques uniquement marchandes qui nous ont amené là où on en est aujourd'hui.

Si vous pensez vous aussi qu'il faut profiter de cette période pour prendre le temps de penser le long terme et pour faire des propositions localement, alors vous pouvez venir en discuter lors des réunions du groupe local Europe-Ecologie. Sa réunion constitutive aura lieu le vendredi 13 mars à 20 heures à l'Hotel du Petit Louvres, à Troyes.

JMM2009_03_Miel

* mais on a un bulletin de vote, et je ne comprends guère que le citoyen se prononce encore pour ceux qui ont soutenu les "libéraux" qui nous ont entraînés là

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26 janvier 2009

Augmentation des impôts au Conseil général : solution inadaptée

2009_01_ImpotsMardi, le conseil général a décidé d'augmenter les impôts de 2 %. Ça, c'est pour les taux, alors que les bases vont être relevées de 2,5 % par l'Etat. Au total, ce sont 4,5 % d'augmentation que les contribuables aubois trouveront en bas de leur feuille d'impôts.

Nous avons voté contre, car la gauche départementale a pensé majoritairement que ce cette augmentation va toucher plus rudement ceux qui seront déjà les victimes de la crise, à cause du chômage partiel ou des pertes d'emplois.

            Ce n'est pas que nous étions contre le plan de relance, mais nous aurions aimé savoir en quoi il consistait exactement. Quand on relance, on peut soutenir ou l'investissement, ou la consommation. Mais à part une vague orientation liée aux investissements des collectivités locales, il n'y a pas eu de détails.

            Il faut aussi remarquer que ça ne suffira pas pour les entreprises qui voient déjà leurs commandes baisser, et plus particulièrement celles du secteur tertiaire.

Pour ma part, je précise que les investissements d'aujourd'hui sont le fonctionnement de demain. C'est-à-dire que si on construit un nouveau bâtiment, il va falloir le chauffer, assurer l'animation, voire le gardiennage, etc… Donc à long terme, si on n'a pas pris soin de construire économe, voire de construire seulement l'essentiel, on va finir par augmenter les impôts régulièrement.

            J'aurais préféré qu'on réfléchisse à des travaux qui baissent les coûts de fonctionnement : isolation des bâtiments départementaux, équipement en énergies renouvelables des collèges, aide aux alternatives à la voiture, aide à des logements sociaux basse consommation, constructions de vélovoies à la périphérie de l'agglomération, formation des artisans à l'écoconstruction, réflexion sur le biogaz dans les fermes auboises, …

            La pallette écologiste est variée sur tous ces aspects. Et pour le financement des 8 millions prévus, on pouvait déjà commencer par mettre entre parenthèses les 5 millions de l'auditorium. Avec la réorientation du fonds départemental de la taxe professionnel ( 3 millions ) que je demande depuis plusieurs années, on y est presque.

            Au cours de la séance du budget, j'ai particulièrement insisté sur le fait que la crise a son origine dans le fait que le capitalisme est de plus en plus financier, et que ceux qui ont décidé de cette augmentation d'impôts ne se sont guère attaqué aux causes du problème. J'ai précisé que je ne les avais pas souvent entendu s'élever contre les excès de la Bourse au cours des années écoulées.

            Bref, la proposition de Philippe Adnot n'est pas très inventive ( on relance par des travaux ), ça ne règle pas le problème à l'origine et ça risque de générer des coûts supplémentaires ensuite, que supporteront à nouveau les contribuables aubois.

P.S. : un petit lien vers les débat si vous souhaitez approfondir.

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23 décembre 2008

Politique de l'eau ? Politique de l'autruche ?

2008_12_EauY a-t-il une politique de l'eau au Conseil général de l'Aube ? Pour certains, elle est suffisante. Mais pour un écologiste, l'eau c'est fondamental car c'est dans l'eau que l'on retrouve toutes les traces des activités humaines plus ou moins polluantes.

            Au Conseil général de l'Aube, cela fait déjà plusieurs années que mes propositions sont régulièrement réfutées par la majorité conservatrice. Il a fallu attendre 2005 pour que celles sur l'isolation des bâtiments ne soient plus considérées comme des utopies.

            Mais il ne saurait être question de "charte de l'environnement", comme maintenant dans la majorité des départements. Quant à la politique en faveur des espaces naturels sensibles, nous sommes dans les dix derniers à ne rien faire dans ce domaine.

            Bref, on peut facilement mieux faire.

            Dans le domaine de l'eau, c'est surtout l'aide à l'assainissement des eaux usées qui constitue la principale mesure du CG10. Ensuite, il y a la préservation de la ressource.

            Et c'est là que ma position diverge avec celle de mes collègues de la commission. Car je souhaite l'application de la directive européenne de retour au "bon état écologique" des rivières. Quand je m'inquiète de la qualité des eaux auboises, le représentant à l'Agence de Bassin, Nicolas Juillet me répond qu'on va dans le bon sens. Mais le même admet que l'on manque de données fiables pour se prononcer sur la qualité de l'eau.

            Seulement, en cherchant un peu, on trouve facilement, que ce soit à l'agence de bassin ou à la DDASS. Et on voit bien que l'impact de l'agriculture est loin d'être neutre : les taux de nitrates ont augmenté et il y a déjà quatre points de captage qui ont du recevoir des unités de dépollution à cause des pesticides.

Mais au CG10, on ne raisonne pas en fonction de données scientifiques ou objectives. Je n'y ai encore pas vu de données sur l'environnement. Et lorsque j'ai proposé qu'on prenne exemple sur le travail effectué par le département voisin, la Seine et Marne, on m'a expliqué qu'on en avait déjà parlé avant que j'intègre la commission. Bref, comme d'habitude : ce que je propose n'est pas possible ou pas nécessaire.

Conclusion, il y a encore peu de chances que on puisse à nouveau se baigner dans la Seine comme il y a 40 ans. Avec cette attitude qui consiste à nier les problèmes, ou pire à détourner l'attention des causes réelles, comme lorsqu'on accuse les jardiniers, on ne risque pas d'améliorer la situation.

            Ce n'est donc pas demain qu'on va se lancer dans une politique de prévention, ou de précaution.

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15 octobre 2008

3ème poubelle nucléaire : seul face à la majorité ?

2008_10_fut_d_ch_nuc     Comme certain(e)s ont pu le voir dans la presse locale de mardi 14 octobre, la séance de lundi 13 du Conseil général a vu des échanges vifs sur l'implantation possible d'une troisième poubelle nucléaire. Il a fallu insister pour qu'enfin un débat ait lieu dans cette assemblée entièrement acquise aux partisans du nucléaire.

            J'ai du préciser qu'on achetait les consciences quand aucune étude scientifique ne venait prouver l'incidence nulle sur la santé et l'environnement du centre de Soulaines.

            Au contraire, les indices vont dans un autre sens : on a maintenant une autorisation de rejet, alors qu'elle n'était pas prévue ; la radioactivité à la clôture est 4 fois supérieure à celle des alentours ; l'ANDRA reconnaît qu'il peut y avoir quelques grammes de plutonium et quelques kilos d'uranium parmi tous les déchets ; la m^me agence envisage de devoir surveiller le site 600 ans au lieu des 300 prévus initialement …

            Il y aurait aussi plus de problèmes de thyroïde dans les environs de centre… cela reste à vérifier officiellement, mais le simple démenti n'est aucunement une donnée qui permette de se forger un avis pour accueillir des déchets

            Bref, on ne saura que dans 10 ou 20 ans, quand on aura les résultats d'une étude épidémiologique qui n'est pas encore programmée, si il y une incidence pour les populations au voisinage.

            Alors il est évident que le principe de précaution devrait prévaloir, et que si risque il y a, les concentrer n'est pas très sage. En effet, il ne faudra pas ensuite s'étonner si les cancers ou les malformations sont plus nombreux dans les environs. Depuis Tchernobyl, les données sur les conséquences des irradiations sont hélas plus précises.

            Alors, on comprend mal les arguments des pro-nucléaires :

_ "on est dans un débat primaire pro ou anti" : ce n'est pas le sujet, la question est de savoir s'il y a des répercussions sur la santé des populations vivant au voisinage de ce type d'installation ;

_ "il ne faut pas avoir peur, ou jouer sur la peur" : mais la peur est un mécanisme qui permet de s'interroger, et il faut bien se rappeler tous les mensonges de ce lobby, dont le célèbre "arrêt" du nuage de Tchernobyl à la frontière française…

_ "les population du canton de Soulaines, ou de Nogent, ne se plaignent pas" : c'est un calcul de court terme. Si on profite aujourd'hui des retombées financières du nucléaire, il y a aussi le risque de profiter de ses rejets. Et même à Nogent il y a une autorisation de rejet dans l'atmosphère…

_ le meilleur pour la fin : "des champs d'éoliennes, c'est moche" : et une centrale, c'est joli ? et tous ces pylônes de lignes à haute tension, on ne les voit pas ?

            Bref, on n'a jamais été dans un débat impartial.

            Si, vous souhaitez compléter votre information :

Le site négawatt pour étudier les alternatives au tout nucléaire

Le site du réseau sortir du nucléaire pour une information différente sur cette filière qui a concentré pendant 30 ans 99 % des crédits de recherche sur l'énergie…

Et on s'étonne après qu'il faille acheter les éoliennes dans les pays voisins !

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07 juin 2008

Contradictions au PNRFO

2008_06_PNRFOLors de l'élection du Président du Syndicat Mixte du Parc naturel régional de la Forêt d'Orient, c'est le candidat de la majorité départementale qui a été élu. Christian Branle, le conseiller général de Lusigny, déjà désigné par Philippe Adnot, a donc été élu avec 27 voix sur 30.

            Je me suis abstenu pour marquer mon inquiétude face aux objectifs de la Charte qui ne pourront être atteints si on continue à refuser une plus grand implication de la région, qui va de pair avec une subvention plus importante.

            En gros, on perd actuellement plus de 100 000 € parce que le Conseil général de l'Aube veut garder la "main-mise" sur un Parc Naturel qui a vocation à être Régional.

            Pourtant, il manque des moyens pour atteindre les objectifs ambitieux de la nouvelle Charte. Plus particulièrement : au moins un demi-poste d'architecte-conseil pour l'aide aux communes concernant l'urbanisme et l'architecture ; un développeur économique, avec option développement durable ; un technicien spécialisé énergie et éco-construction ; plus quelques demi-postes par-ci par-là...

            Dominique Voix, le Conseiller général de Piney et ex-Président,  est parti car il avait souhaité une discussion avec la région. Au lieu de cela, un échange de courriers plus ou moins cordiaux a tenu lieu d'échange. Et le Président Adnot et ses inféodés ont eu raison de cette vision plus ouverte.

            Pour ma part, si je pense qu'une partie du pouvoir de décision appartient aux financeurs principaux, il me semble que les habitants et les communes doivent avoir plus de représentants au PNRFO, car c'est quand même eux qui y vivent.

            Bref, ce qui est le plus important, ce sont les projets pour les habitants, dans le respect des générations futures. Et il est dommage que les enjeux de pouvoir entre la droite départementale et la gauche régionale conduisent à mettre sur la touche les hommes de dialogue.

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28 mai 2008

Séance de mai : ambiance moins tendue

2008_05_autoroutePour cette vraie rentrée du "nouveau" conseil général ( tous réélus, je suis toujours le plus jeune… ), une ambiance plus détendue a vu le jour dans les premières minutes.

Plus de railleries, et la disparition de l'ambiance "cour de récréation". Il y a bien eu un ou deux "fayots" pour dire tout le bien qu'ils pensent de la politique du Conseil général, mais rien de bien grave.

Ce qui est surprenant, c'est que j'ai pu développer mon discours écologiste jusqu'à la fin. Il est vrai que j'avais pris quelques précautions oratoires :

" j'aurais aimé, Monsieur le Président, que pour une fois vous me répondriez "Monsieur Massin, vos préoccupations sont justifiées" ou encore "vous pourrez participer aux travaux de réflexion sur la prochaine Charte de l'Environnement"…"

A partir de là, et pour la première fois, le Président à fait allusion à l'objectif défendu par certains ( d'autres que lui ) de prôner d'autres modes de vie.

Pas besoin de dire qu'il n'a pas fallu plus de quelques minutes pour qu'on reparle d'un projet "productiviste" : l'autoroute Troyes-Auxerre. Formatée par une vision infinie du développement, la majorité départementale a encore déploré que ce projet ait fait les frais du Grenelle de l'Environnement. Les Verts ont même eu droit à une influence qu'ils ne se connaissaient pas, car ce seraient "les amis de M. Lebeau" qui sont à l'origine de sa mise à l'écart.

Mais ce n'est pas fini promettent les Don Quichotte parlementaires locaux.

Remettons les choses à leur place :

1. avec un baril à 135 $, et à 200 avant deux ans, le projet est de moins en moins rentable économiquement

2. si on établi des bilans carbone obligatoire avant chaque projet routier, il devient évident que le rail est mieux placé pour lutter contre le réchauffement climatique

3. si on avait commencé à se préoccupé de sécurité sur la N77, la déviation de Villery serait déjà faite

Bref, ce fut plus détendu, mais pas plus favorable au développement durable que d'habitude.

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03 février 2008

Investir dans le rail : la preuve par la carte

2008_02_Voie_ferr_e           Si on superpose la carte des autoroutes et la carte des grandes lignes de chemin de fer, on se rend compte que l'Aube connaît une situation atypique : nous sommes plus reliés aux autres départements par les autoroutes que par le rail électrifié.

            Alors que le baril de pétrole est à 100 dollars et que le réchauffement climatique est de plus en plus dû aux transports, nous devons investir dans le rail qui est le plus économe en énergie et qui libère bien moins de gaz à effet de serre :

_ 5 à 10 fois moins que les camions de marchandises

_ 3 à 5 fois moins que les automobiles

Le débat sur l'autoroute Troyes-Auxerre-Bourges est une perte de temps. Cette demande est liée au fait que pour nos dirigeants, autoroute est synonyme de progrès. Pourtant nous n'en avons pas réellement besoin si on réfléchit un peu : en 2010, quand l'autoroute Courtenay-Orléans sera en service, Bourges sera reliée à Troyes.

De plus, une nouvelle autoroute aurait comme inconvénient de mettre encore plus de camions sur la route. Ce n'est pas un objectif à poursuivre en période de Grenelle de l'Environnement.

Sans compter que ça ne sécuriserait en rien la route jusqu'à Villery…

2008_01_Rail_et_routes_Ch_A

Dans ce dossier des transports, il s'agit d'argent public. Et si on ne regardait que les lignes électrifiées, alors l'Aube serait un véritable "désert ferroviaire". Il faut donc d'abord rechercher l'électrification de la ligne Paris-Bâle jusqu'à Culmont, afin de la pérenniser.

Ensuite, c'est bien beau de construire un parc logistique. Mais si il n'est pas raccordé à Vatry par le rail, ou à Chalons-en-Champagne où doit passer une ligne de ferroutage, son avenir pourrait être compromis. Il importe donc d'étudier rapidement une liaison ferrée Troyes-Chalons passant par Vatry.

Enfin, il y a aussi le raccordement au réseau du TGV Sud-Est. On parle de doublement de la ligne Paris-Lyon passant par Dijon. Là aussi, s'il y a de l'argent, il vaut mieux le mettre dans le rail que dans une nouvelle autoroute.

Je demande donc qu'on change de vision d'avenir. Il est impératif de ne pas manquer le raccordement au réseau ferré de transport de marchandises (ferroutage) et à celui de transports de voyageurs (TGV), car le transport ferré aura de plus en pus d'importance.

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15 novembre 2007

Une autre politique est-elle possible pour l'Aube ?

2007_11_Autre_CG2De la place d'un Conseiller général qui n'appartient pas à la majorité actuelle : oui. En effet, mes collègues de la gauche départemental et moi-même avons fait de nombreuses propositions au cours des années passées et elle ont outres reçues le même accueil : un non, souvent tranché et parfois même un retour méprisant.

Pourtant nous pratiquons une  opposition constructive. Pour ma part, je  ne vote pas systématiquement contre les propositions de la majorité. Etant moi-même membre d'une majorité à Sainte-Savine, je peux me mettre à la place de l'exécutif et analyser les orientations à voter dans le sens de l'intérêt général.

Quoi qu'il en soit ces propositions qui commence à constituent la trame d'une autre politique. Je les détaillerai sur ce blog, mais elles se résument ainsi :

En économie, faire autre chose que la simple mis en compétition des territoires. Pour le social, tenir réellement compte des difficultés des gens. Pour l'environnement, faire en sorte que cela devienne une priorité au lieu que nous soyons dans les derniers de France.

Il est facile de voir qu'il y a d'autres politiques possibles en France. En effet la majorité des départements sont gérés à gauche, et ça se passe plutôt mieux pour leurs habitants. De plus on y prépare l'avenir en commençant à prendre en compte les impératifs du développement durable.

Nous avons commencé par une visite de la Meurthe et Moselle pour l'économie. La politique de la Seine et Marne servira d'exemple pour l'environnement . Le département du Val de Marne nous montre que dans les collèges il y a mieux à faire que la simple rénovation, qui n'est même pas, ici, en Haute Qualité Environnementale.

De ces exemples découlent des propositions que je détaillerai au cours des mois qui suivent.

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