29 octobre 2009
Objectif 350 : changer ici pour nous sauver tous
Samedi, nous étions seulement 35, place de l'Hôtel de Ville à Troyes, pour rappeler l'objectif 350 en vue du sommet de Copenhague dans deux mois. C'est un premier pas , mais on peut faire mieux.
Il s'agit, concernant le gaz carbonique dans l'atmosphère, de demander le retour aux 350 ppm pour éviter de dépasser les 2 degrés de réchauffement à la fin du siècle. Cette limite a été établie par les experts du GIEC ( Groupe International d'Experts sur le Climat ). Ce chiffre, 350 ppm, signifie 350 "parties par millions", mais nous en sommes actuellement à 380 ppm…
Mis à part quelques inconscients, ou irresponsables, plus personne ne conteste la réalité du réchauffement climatique. La banquise qui fond plus vite que ce qui était attendu, les évènements climatiques extrêmes ( vagues de chaleur, tempêtes, inondations ) qui se multiplient ou le niveau de la mer dont l'élévation est plus rapide que prévu nous indiquent que nous sommes dans le pire scénario envisagé par les scientifiques.
La machine climatique menace de s'emballer et les + 6° à la fin du siècle ne sont plus une vue de l'esprit. Or le changement climatique aura tué 300 000 personnes durant l'année 2009. Il y a donc tout lieu de changer radicalement ou au minimum d'opérer des modifications dans nos modes de vie.
Alors que faire ? Déjà, soutenir les actions en cours. Pour la journée du 24, c'est trop tard, mais il y a d'autres initiatives possibles :
Signer la pétition en ligne sur le site "copenhague2009", ceci afin d'influer sur les négociateurs de Copenhague. Il est en effet important que des mesures de politique générale soient prises dans tous les pays de la planète, avec des engagements de réduction significatifs.
D'autres actions sont proposées, sur les sites 350.org, du wwf, ou du réseau action climat.
Localement il importe de demander des plans climats territoriaux, c'est à dire des plans d'action chiffrés : on mesure, on se fixe des objectifs et une liste d'actions à réaliser. Ceci au niveau de sa commune, de son groupement de communes et de son département.
On peut aussi assister à la conférence du 13 novembre d'Europe Ecologie à Troyes avec Sandrine Bélier et Eric Loiselet, spécialistes de la biodiversité et du Grenelle.
Et puis, on se doit de voter pour ceux qui veulent vraiment changer les choses, en proposant des objectifs chiffrés.
Pour soi-même, on peut s'engager à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Des sites peuvent nous aider, même si c'est un peu long et technique ( se munir des factures de gaz, d'électricité et du bilan kilométrique des véhicules ). Je cite entre autres : action carbone, enviro2b, le climat entre nos mains et urgence climat.
C'est tellement satisfaisant de mettre en accord ses actes avec ses idées.
La plus grande difficulté, c'est d'accepter de changer dans notre représentation du monde. La réduction des gaz à effet de serre est incompatible avec l'idéologie du "toujours plus" dans laquelle nous sommes plongés depuis notre enfance.
Se forcer à penser réduction, économies, décroissance est plus ou moins frustrant selon les individus. Mais manger moins de viande permet de manger bio. Voyager moins loin dégage de l'argent pour autre chose. Utiliser son vélo le plus souvent possible procure détente et exercice. Les bienfaits des comportements écolos sont nombreux…
C'est possible. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Agissons avant que nous puissions plus revenir en arrière
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