10 octobre 2009
Obama : pourquoi pas ?
Certes, il ne fait que commencer et il n'a encore pas fait grand-chose pour la paix. Mais c'est à voir, car la paix, ce n'est pas que la négociation après le conflit. C'est surtout éviter les conditions du conflit.
Et pour un écologiste, c'est partager les richesses équitablement et respecter les différences de cultures sur la planète. Ce n'est donc pas avoir une attitude de prédation envers les pays du sud. Et pour ce faire, avoir un président de couleur à la tête du pays militairement le plus puissant du globe, c'est incontestablement un avantage.
Le comité suédois a mis en avant l'aspect symbolique des engagements de Barak Obama : un monde sans armes nucléaires, la main tendue aux musulmans ou la volonté de réduire l'impact des Etats-Unis sur le climat de la planète.
Atteindre ces objectifs pourrait s'avérer plus difficile pour le nouveau Président maintenant que cette distinction pèse sur ses épaules, mais cela peut aussi l'aider dans sa lutte contre les forces réactionnaires américaines qui ne manquent pas une occasion de s'attaquer à son image.
Concernant le réchauffement climatique, qui fait déjà 300 000 victimes par an, l'effet Obahma est certain. Et la politique étatsunienne a changé radicalement à ce sujet. Les Républicains avaient refusé de ratifier le protocole de Kyoto, alors que la nouvelle administration démocrate cherche à faire passer une Loi au sénat pour fixer des objectifs de limitation de rejet des gaz à effet de serre.
Il ne s'agit plus de faire la guerre au Moyen-Orient pour préserver les approvisionnements en pétrole, mais de réduire la dépendance vis-à-vis de l'or noir pour éviter que les pays les plus pauvres ne prennent le réchauffement climatique de plein fouet.
Et ça, c'est déjà beaucoup, car l'attitude des Etats-Unis dans les négociations qui vont débuter à Copenhague engagera celle de la Chine.
Cet espoir que la prise de conscience écologique du Nord remplace les attitudes de prédations, nous le devons aussi en partie à Barak Obama. Les Etats-Unis ont accepté e
nfin leur responsabilité dans les dérèglements en cours.
Et si ce prix Nobel de la Paix vient un peu trop tôt, il suscite un espoir que les négociateurs étatsuniens de Copenhague s'engagent enfin dans un accord satisfaisant. Car la remise du prix le 10 décembre, tombera en plein dans les négociations du 7 au 18.
Une note d'humour pour finir. En France nous n'avons que deux solutions : talonnettes de 15 et U.V. à outrance, ou changer pour une présidente d'origine maghrébine…
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