Le blog de Jean-Marc Massin

Le blog du conseiller général écologiste aubois Jean-Marc Massin

29 août 2009

Universités d'été à Nimes : riches, dynamiques et porteuses d'espoir

Universit__Et__09     Pour ce premier article sur ces journées importantes pour l'écologie politique, je ne parlerai pas stratégie, mais surtout d'ambiance, et de raison d'espérer. 

Cette fois-ci, on avait fait les choses comme il fallait : la canicule avait aussi été invitée. Quoi de mieux pour parler climat ?

            C'est vrai que l'échec annoncé des négociations de Copenhague nous avait d'un seul coup refroidis. Car l'hypothèse de l'emballement climatique, du dérèglement total n'est maintenant plus exclue par les scientifiques…

            Heureusement, il y a eu les ateliers et les tables rondes qui ont suivi pour nous réchauffer. On a pu se rendre compte qu'il y a des endroits où la lutte a déjà commencé. Des communes, des collectivités se groupent et s'organisent pour partager des expériences et avoir plus de moyens. Comme d'habitude nous avons pu repartir avec des pistes de travail suite aux échanges avec les autres écologistes ( bilan carbone, plan climat, … ).

Car, ce qui fait du bien quand on va aux universités d'été, c'est qu'on est entre écologistes. Ici, on n'est pas considéré par les autres représentants des citoyens comme des personnes ayant des idées bizarres ou affichant des valeurs utopistes. Il est tout à fait normal, voire recommandé, de chercher à réduire de moitié des émissions de gaz à effet de serre ou de s'inspirer de communes ayant mis en place des politiques de réhabilitation thermique de logements

            On se sent alors moins seul à chercher à aller dans le sens du progrès écologique.

            La deuxième raison d'espérer, c'est le nombre : plus de 1 600 participants dès jeudi. On aurait donc passé les 2 000 pour les 5 jours.

            C'est la preuve que le rassemblement commencé lors des européennes est en route. Cette fois-ci, j'ai l'impression qu'on est de plus en plus nombreux à pousser dans le même sens. Et il est aussi certain qu'il y a de plus en plus d'endroits où la mise en pratique est possible.

            Car là où nous sommes, les propositions écologistes trouvent de plus en plus d'écho dans la population. Et ce qui fait du bien au moral, c'est que ce ne sont plus seulement les Verts, mais tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de l'écologie qui poussent à un changement dans les têtes et dans les actes.

Je suis donc revenu conforté de ces 5 jours à transpirer et à boire au moins 3 litres d'eau quotidiennement. Raison de plus pour continuer à proposer, à expliquer et à chercher à convaincre dans nos assemblées, mais surtout dans la société.     Universit__Et__09_4

Posté par giemm à 14:29 - Actualités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 août 2009

Le chauffe-eau solaire, ça vaut le coup/coût ?

CESI     Comme de plus en plus de familles, on essaie de vivre le plus écologiquement possible : jardiner bio, changer toutes les ampoules, manger moins de viande, se chauffer au bois, rouler en deux roues… En plus, depuis le premier bilan GES ( Gaz à Effet de Serre ) sur le site "leclimatentrenosmains", on a rajouté un critère.

            Pour continuer dans ce sens, il y avait le chauffe-eau solaire. On y pensait depuis quelque temps, et puis on a franchi le pas car un des emprunts est arrivé à terme.

            Pour remplacer le chauffe-eau à gaz de plus de 10 ans, un ballon à appoint électrique nous a coûté un peu plus de 5 000 €. On a raccordé le lave vaisselle sur l'eau chaude, ainsi que la machine à laver avec un mitigeur réglé sur 30°.

            Après deux mois de fonctionnement, on a réduit la consommation de gaz de 50 KWh par mois et celle d'électricité d'autant.

            J'ai donc commencé à estimer les gains financiers et en terme de GES.

            Pour les finances, il devrait rester près de 2 000 € à notre charge, subventions déduites ( ADEME, région, commune ). Et avec une économie de 100 € par an, le chauffe-eau devrait être amorti sur 16 ans avec une augmentation de l'énergie de 3 % par an et sur 14 ans si la hausse tourne autour de 6 %, ce qui est vraisemblable.

Pour le climat, on devrait réduire de 12 % les émissions domestiques. Comme celles-ci représentent près du quart des gaz à effet de serre émis par notre famille, on devrait réussir à atteindre les 3 % pour cette année ( un quart de 12 % ). C'est notre objectif annuel pour le "facteur 4".

Est-ce que nous l'aurions fait sans les subventions ? Sans doute oui, car il est pour nous important d'économiser l'énergie. Mais nous aurions peut-être attendu un peu car sans les aides il aurait fallu faire un emprunt.

            Une autre solution nous a été proposée: le solaire en appoint chauffage, en plus de l'eau chaude. C'est très intéressant pour le chauffage, mais il aurait fallu faire plus de travaux pour chauffer à basse température et investir trois fois plus…

Bref, pour nous le CESI, c'est tout bénéf pour le porte-monnaie et pour la planète.

Posté par giemm à 18:42 - Echanger, Fédérer, Informer, - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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