10 mai 2008
Plastika, quels changements ?
Un an après, ce dossier est toujours aussi peu avancé. L'usine tourne avec 120 salariés au lieu de 200, et l'activité n'est pas au maximum. La trésorerie ne semble pas être revenue dans le vert, et cela ne va pas s'arranger car le tribunal de commerce a permis que les tchèques étalent leurs dettes et remettent le rachat des bâtiments aux calendes grecques (mars 09). Pendant ce temps la maison mère a cédé ses parts à Preciturn, et je ne vois pas bien ce qui va l'obliger à injecter de l'argent à Sainte-Savine, alors qu'elle n'a plus rien à y gagner…
Il a donc fallu reprendre ce dossier, et recommencer une longue série de rendez-vous, pour tenter que le tribunal de commerce ne recommence pas ses erreurs de l'année dernière.
Déjà, il y a eu l'appel fait par le procureur. Sur ce point nous sommes plusieurs, de bords politiques différents à nous être inquiétés.
Reste à savoir quelle autre solution peut-être envisagée. C'est pourquoi les contacts continuent. Entre le repreneur franco-anglais Bowden, et une autre structure, les hypothèses doivent être étudiées. Car il faut à tout pris éviter un nouveau plan social.
En effet, les 80 personnes suivies de près ou de loin par la cellule de reclassement sont loin d'avoir toutes retrouvé un emploi. Et le marché du travail aubois ne permettra pas que d'autres demandeurs viennent s'ajouter avec les mêmes qualifications.
Il est donc impératif que nous continuions nos efforts pour aider à réorienter les décisions dans le bon sens.
Pour le moment, j'ai trouvé une oreille attentive aussi bien auprès des structures syndicales que des élus. La méthode que je prône est celle de la conjugaison des influences, sans esprit partisan.
Je souhaite que nous réussissions à faire entendre raison au tribunal de commerce pour qu'il revienne sur sa décision de laisser les tchèques partir sans payer.