30 avril 2008
Début de mandat : Realpolitik.
En ce début de mandat, les occasions de travailler avec des interlocuteurs variés m'apporte un reproche incongru : celui de ne pas privilégier la gauche comme partenaire essentiel.
Lors de mon travail de diffusion du développement durable, je me soucie avant tout de l'objectif. Et tout ceci me fait sourire, car jamais cet objectif n'est pris en compte par ces critiques. Il faut accélérer le mouvement au risque de passer pour "vert marqué", car les indicateurs sont presque tous au rouge.
Pour ma part, je continue d'appliquer la méthode qui m'a réussi depuis 7 ans que je suis élu et que j'appliquais déjà dans mes fonctions de coordonateur : travailler avec celles et ceux qui le veulent, sur objectif commun et dans le sens de l'intérêt général.
Ainsi je ne me pose pas la question de savoir pour qui a voté mon interlocuteur. S'il y a rendez-vous, c'est pour avancer ensemble. C'est que la personne avec qui j'échange reconnaît une forme d'expertise écologique, ou des compétences plus générales dans le poste d'élu départemental.
C'est dans cet état d'esprit que j'ai rencontré la maire et les adjoints de Montgueux la semaine dernière et rendez-vous est pris avec les élus de la Rivière de Corps.
En ce début de mandat, les occasions d'échanger sur le sujet sont importantes, et avec les élus de tous bords. Alors il y a deux possibilité : le replis sur la gauche, ou les échange avec tous ceux qui souhaitent plus de développement durable.
Chez les Verts-Aube, c'est cette deuxième solution que nous avons choisi. Nous rencontrons toutes celles qui souhaitent protéger la nature, tous ceux qui s'interrogent pour amener moins de voitures en ville, tous les habitants qui ne savent pas comment consommer mieux ou moins polluer.
L'objectif est simple : mettre en place le plus d'éléments concrets localement : plus de pistes cyclables, des bâtiment économes en énergie, des écoquartiers, des actions pour réduire les déchets, …
Et pour ce faire, il n'y a qu'un moyen : la pédagogie de l'écologie.
Encore et encore, expliquer, informer et convaincre si possible. L'écologie ne se droitise pas ou ne se pervertit pas quand elle cherche à convaincre.
L'écologie s'imposera quand les indicateurs de l'échec du productivisme seront encore plus visibles ( famines, augmentation des carburants, fonte des glaciers, … ).
Nous avons décidé de précéder le mouvement et de lutter localement. Le reste, dont la critique de nos positions, c'est si dérisoire.
Travailler ensemble dans le respect des diversités, c'est déjà commencer à respecter toutes les autres formes de vie qui sont sur notre planète.
05 avril 2008
Intérêt général et programme d'actions
Après cette réélection, il importe de préparer le travail à venir. Et s'il est nécessaire de se pencher sur les dossiers locaux, l'articulation avec l'intérêt général et les grands problèmes écologiques est indispensable.
C'est le travail de ce début de mandat, surtout que le fait d'être étiqueté "écolo" n'a pas été un handicap. Il est possible parce que le travail accompli a été perçu comme allant dans un meilleur sens que ce qu'avaient proposé les autres candidats.
C'est aussi une vision d'avenir, des solutions possibles aux problèmes de développement durable qu'il faudra proposer. Que ce soit en terme de justice sociale ou d'écologie, je travaillerai les dossiers afin que ces valeurs soient préservées, même si cela peut sembler parfois éloigné des préoccupations immédiates.
Il y a donc plusieurs points importants que je traiterai en premier :
_ le suivi du dossier Plastika, afin d'essayer d'éviter un deuxième plan social
_ la liaison avec les nouveaux conseils municipaux, pour tendre à plus de "durabilité"
_ la réflexion au niveau départemental pour demander progressivement des actions concrètes dans la commission environnement
Maintenant il faut réfléchir avant d'agir.