Le blog de Jean-Marc Massin

08 janvier 2012

Vœux du Conseiller général du canton de Sainte-Savine

Bonne année 2012 C         En ce début d'année 2012, ce sont les thèmes de la finance et du développement durable qui retiennent mon attention. Que ce soit au niveau de la planète, de la France ou du territoire communal, il importe de disposer de capacités financières intactes pour pouvoir investir dans l'écologie au service de chacun.

 

Au niveau planétaire, le système financier bénéficie à une faible proportion d'individus, qui se soucient généralement peu de la préservation de notre environnement. J'appelle de mes vœux un changement dans ce domaine pour 2012. Nous pourrions commencer par deux taxes qui seraient complémentaires. Une sur les transactions financières, reprenant l'idée de la taxe Tobin ; l'autre sur les émissions de carbone. N'oublions pas que 2011 a été à la fois l'année la plus chaude depuis un siècle et l'année où l'euro a été le plus fortement remis en question.

 

En ce qui concerne l'hexagone, il faudra bien sortir de l'endettement chronique du à un déficit qui n'a cessé de se creuser. Et même si c'est la mondialisation financière qui est ainsi à l'œuvre, privant notre état des moyens nécessaires pour perpétuer notre modèle social, il faut bien s'attaquer à ce problème. Nous ne pouvons le transmettre ainsi à nos  descendants. Je souhaite donc pour 2012, que des solutions réalistes émergent de la campagne présidentielle qui s'annonce. Mais pour autant, il ne faudrait pas que la conjoncture difficile fasse qu'on oublie les orientations à long terme nécessaires pour économiser l'énergie ou pour investir dans les moyens de transports de l'avenir.

 

C'est la même articulation qui peut se dessiner localement. La restriction des capacités financières des communes ne doit pas aller à l'encontre du développement des pistes cyclables et des transports en commun dans l'agglomération, avec par exemple la création de voies de bus en site propre. C'est aussi au niveau de chaque commune qu'il est plus facile de mesurer les émissions de gaz à effet de serre. Ce n'est pas encore une habitude, mais je fais le vœu que dès 2012 l'idée de plans climat locaux fasse son chemin dans le canton de Sainte-Savine.

 

Toutes ces évolutions sont  nécessaires pour notre avenir et celui des générations futures. Mais il faudra aussi un véritable changement dans la gouvernance. Nous sommes nombreux à être lassés de l'affrontement rituel gauche-droite. Je fais alors le vœu que les oppositions stériles entre deux clans et les schémas partisans soient remplacés par des majorités de projets et des positionnements plus responsables.

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20 décembre 2011

Il n'y a pas que la politique dans la vie

sérénité      Maintenant que les distances avec le groupe qui gênait ma liberté de parole est prise, je vais pouvoir enfin développer mes idées propres. Parmi celles-ci, il y a l'équilibre nécessaire entre l'investissement public et la vie privée. Parce que si on fait le bilan, les 7 ans où j'ai assuré à la fois le mandat de Conseiller général et celui ce Maire-adjoint, ce sont aussi 7 ans de sacrifices tant dans les domaines familiaux, professionnels ou personnels, qui ont été consentis.

Globalement, c'est vrai que 10 ans à faire tourner le groupe des Verts-Aube, plus 10 à représenter publiquement l'écologie politique, ça fait pas mal d'heures qui auraient pu être utilisées à autre chose. Bon, on a fait avancer les idées écolos… et puis après ?...

 

Or depuis quelques jours, ça va mieux. Je ne suis plus obligé de dire que tout va bien, quand il y a eu des décisions inadéquates de prises. Je peux rapidement proposer d'autres modes de fonctionnement ou d'autres projets. Bien sûr, ça ne sert pas à grand-chose, vu le fonctionnement bipolaire, voire clanique de la vie politique française et locale. Mais au moins, je me sens mieux quand je me regarde dans la glace, la "langue de bois" n'étant pas obligatoire pour un écologiste.

Et à l'approche des fêtes de fin d'année, je constate que le virage opéré grâce à "mes amis du conseil municipal" a commencé à porter ses fruits.

 

J'ai pris le temps de me réorienter professionnellement. Sans ma mise à l'écart municipale, je n'aurais pas eu le temps de reprendre mes études, et je n'aurais pas pu commencer à apprendre le métier de personnel de direction. Et franchement, ce nouveau métier m'apporte de réelles satisfactions professionnelles.

Je suis aussi plus à l'écoute de ma famille, conjoints comme enfants (même s'ils commencent à être grands). Dans les années 2000, je rentrais souvent nerveusement fatigué. Je voulais  changer des disfonctionnements évidents, causé par des personnes qui ne savaient pas travailler autrement. Maintenant, plus de ce stress, et je suis beaucoup plus disponible pour celles et ceux que j'aime.

J'ai aussi repris du temps pour les amis. Et là aussi, la politique peut avoir un effet pervers si on est trop partisan. Maintenant que je suis convaincu que la gôche, c'est pas toujours mieux que la droite, on échange plus facilement. Sans compter que j'ai plus de temps pour voir mes amis et aussi pour cuisiner pour eux.

Et surtout, il y a ma conjointe qui peut souffler un peu. Certes, on ne se désintéresse jamais complètement de "la chose publique", mais en rentrant moins dans l'arène, il est plus facile de reporter son attention sur celle qui a forcément supporté une partie des inconvénients de l'engagement politique (et pas toujours les plus petits). Les moments à deux sont plus riches et plus fréquents .

Voici enfin des avantages évidents.

 

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13 décembre 2011

Durban, le climat en panne

Réchauffement climatique 5     En fait ce n'est pas le climat qui est en panne, ce sont les négociations. Et à ce jeu, les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre méritent le bonnet d'âne.

Et pendant ce temps là le réchauffement continue. Nous allons bientôt quitter l'automne le plus chaud du siècle : +2°C par rapport à 1900 ! Et les évaluations pour 2100 sont maintenant plutôt proches de +3,5°C…

C'est sûr que les infos sur la crise de l'euro ont balayé tout le reste, mais quand les catastrophes et les réfugiés climatique feront la une régulièrement, il sera trop tard.

 

Pourtant, certains semblent satisfaits que les trois plus gros émetteurs, les Etats-Unis, la Chine et l'Inde, puissent signer un nouvel accord en 2015, qui s'appliquerait dès 2020. Ne rêvons pas trop, la Russie, le Canada et le Japon ne s'engagent déjà plus dans Kyoto, le précédent protocole. Il faut produire plus, c'est la nouvelle croyance qui semble vouloir balayer toutes les réglementations, même celles censées préserver l'avenir.

Le seul motif de satisfaction est l'attitude des européens. L'UE a joué collectif et solidaire sur ce dossier, allant même jusqu'à apporter sont soutien à l'Alliance des Etats insulaires. En effet, ces pays à faible budget sont directement menacés à cause de la potentielle montée des eaux.

Globalement, l'Amérique du Nord a failli faire capoter l'accord, et il n'est pas sûr que cela se passe différemment au Quatar l'année prochaine, ce pays ayant le record de production de gaz à effet de serre par habitant (6 fois plus qu'un européen). Mais comme ils vont organiser une coupe du monde climatisée en plein désert…

 

Allez, pendant que d'autres ne pensent qu'à aller au bout du monde en avion, il va falloir que je pense à faire mon bilan carbone annuel.

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10 décembre 2011

AG du club de Tennis de Sainte-Savine

Tennis couvert        Position difficile ce soir à l'Assemblée générale du club de tennis. En effet, je suis arrivé de Reims au moment où le maire expliquait qu'on ne pouvait plus tout financer. Il y avait la piscine à recarreler, et alors il ne restait plus d'argent pour le tennis. Et puis, on ne peut plus trop faire d'investissements, on le voit partout autour de nous. Bref, c'est la faute à la crise, ou à "pas de chance"… Bel exemple de déresponsabilisation. Car il est difficile de dire que c'est quelqu'un d'autre qui est aux commandes de la municipalité depuis dix ans.

Mais la question que je me pose à quelques jours du conseil municipal, c'est : "comment les autres conseillers municipaux ont pu laisser faire ça ?".

A mon avis, ils se sont rendu compte qu'il ne reste "plus un kopeck" dans la caisse. Pourtant, lorsque je demandais à la fin du premier mandat si les perspectives financières étaient bonnes, il ne semblait y avoir de crainte. Invariablement on me répondait "il va y avoir des rentrées avec les nouvelles constructions" ou "les ratios sont bons, on pourra emprunter au besoin".

            Sauf que si les indicateurs avaient été aussi bons que cela, il aurait été facile d'emprunter en cas d'imprévu, comme pour le (re)carrelage de la piscine…

 

            Depuis, j'ai pris le temps d'étudier le Compte Administratif, et il est clair que la capacité de désendettement de la ville n'est pas extraordinaire, vu la hauteur de l'autofinancement brut. Je peux donc comprendre que les Conseillers municipaux aient eu envie d'arrêter les frais avec les cours couverts. Mais de là à opposer tennis et piscine…

            Pour ma part, j'estime que la piscine de plein air relève des loisirs, et est fréquentée en grande majorité par des habitants du Grand Troyes. C'est pourquoi j'avais proposé dès 2002 qu'elle soit transférée à la CAT. Si cela avait été accepté par l'équipe majoritaire, les finances de la ville s'en seraient mieux porté, et on n'aurait pas eu cet arrêt du projet, doublé d'un imbroglio dans la communication.

 

            Car sur la méthode, il y a à redire et on est loin d'une communication normale. Le Président du club n'a pas été invité à la mairie pour des explications. Il n'y a pas de solution alternative. Il n'est pas prévu de reporter d'un an. Et d'ailleurs les appels d'offres aux entreprises auraient été lancés pendant l'été.

            Bref, je ne comprends pas comment on peut être autant manquer de respect envers l'engagement de bénévoles.

Promettre / Etudier pendant 2 ans / Maintenir la promesse / Lancer les appels d'offre / Et… tout arrêter sans concertation

Du "jamais vu en Champagne-Ardenne" selon la présidente du comité départemental.

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07 décembre 2011

Quinze jours difficiles pour l'écologie politique

 EELV    Ça y est, on n'entend plus trop parler de la bourde d'Eva Joly et du parachutage de Cécile Duflot, et l'escamotage d'une partie de l'accord Verts-PS est derrière nous. Il était promis de faire de la politique autrement, mais on a plutôt eu un spectacle de politique n'importe comment…

Pour ce qui est de l'image des écologistes en politique, il faut distinguer le comportement, qui doit être exemplaire, de l'opportunité d'un accord politique de moyen terme, confronté aux objectifs à long terme de l'écologie. Bref, le premier point est facile à traiter, mais le second est plus complexe.

Sur le comportement, il faut dire que Cécile Duflot m'a bien déçu. Après son escapade aux Seychelles en avion, alors qu'elle sortait d'un sommet sur le climat, elle a récidivé avec le parachutage à Paris pour les législatives. Passons sur la "leçon de morale des socialistes", eux qui font régulièrement mieux (ou pire). Mais il faut constater que la secrétaire écolo ne souhaite pas prendre trop de risque : soutenue par le PS national dans une circonscription qui vote à plus de 2/3 à gauche, c'est pas très courageux.

Force est alors de reconnaître que les écologistes politiques commencent à ressembler de plus en plus aux autres politiques, la place semble compter au moins autant que le projet. Et un autre élu "de poids" nous donne le "bel" exemple : Jean-Vincent Placé, qui n'a pas quitté son poste de Vice-Président du conseil général, alors qu'il vient d'être élu sénateur. C'est sûr, il doit être irremplaçable,… mais ça donne plutôt l'impression que cet élu "de gauche" oublie ses origines modestes au contact des privilèges des grands élus. Donc, encore pas mal d'écarts avec l'exemplarité

 Bon, il fallait s'en douter. Avec le score qui approche les 10 %, l'écologie politique perd forcément de son intégrité.

Mais cela n'a rien à voir avec l'épisode Joly. Pour une fois, elle est plutôt dans le vrai, car une candidate à la présidentielle doit porter le projet de son parti, et non celui d'un hypothétique gouvernement Verts-PS. Eva a juste fait une erreur en ne répondant pas au journaliste qu'elle appellerait à voter Hollande. Ce qu'elle votera personnellement ne regarde qu'elle-même.

Quant à l'accord pour les législatives, il est nécessaire, vu le type de scrutin. Mais il aurait été mieux de faire l'accord après les présidentielles et un candidat plus efficace. Si Nicolas Hulot avait été choisi, c'est en meilleure posture que les négociateurs écolos se seraient présentés face à leurs collègues socialistes.

Ajoutons que sur le terrain local, ça donne des comportements qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'intérêt général. Dans la Marne, nous connaissons un élu dont le métier est maintenant d'être élu, et qui n'attendait que cela. Dans l'Aube, une autre élue, elle aussi maintenant "élue professionnelle", pense à une circonscription réservée…

 Mais, comme au niveau national, quelques questions se posent. Quelles compétences ont-ils pour occuper ce poste ? Souhaitent-ils se servir de cette élection pour développer l'écologie politique et rassembler vraiment ? Comment les idées vertes vont-elles se développer après ces échéances dans la société ?

N'oublions pas que EELV ne possède pas plus d'adhérents que les Verts de la belle époque (dans la Marne, ça ne décolle pas ; dans l'Aube, c'est nettement moins).

Nationalement, j'ai déjà déploré la contagion par la politique traditionnelle. Mais localement c'est pire, on est proche de l'arrivisme dans un cas, et la tendance au cumul de mandat est forte dans l'autre. Les postulants ne brillent pas par leurs actions en coopération avec des associations, et de nombreux écologistes de terrain n'ont plus aucun lien avec EELV.

Bref, il y a du travail pour passer d'une politique de l'image et du discours à une pratique réelle et désintéressée, qui fasse avancer toute la société.

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03 décembre 2011

Refus de médiation de la majorité

liberté de parole2     Tout d'abord, je tiens à préciser que je ne suis pas surpris. Au sein de la majorité municipale, la tendance à nier les problèmes est lourde.

            Je constate, à mon grand regret, que la personne que nous avions choisi en 2001 pour mener la liste, s'est révélée être de moins en moins une personne de dialogue.

            Enfin, il faut être lucide, le maire est très mal conseillé. Répondre par écrit et refuser un rendez-vous avec son Conseiller général quand on est dans une telle situation financière, c'est à coup sûr mal préparer l'avenir. A moins que dans les rangs de la majorité, le retour de la droite ne soit souhaité.

 

            En me demandant d'être médiateur, Alain Coillot avait en quelque sorte entravé ma liberté de parole, m'obligeant à une certaine neutralité. Jean-Jacques Arnaud vient de me la redonner.

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24 novembre 2011

Lettre savinienne

mediation_2     Voici le courrier envoyé à l'ex-maire de la commune. Chacun pourra se faire un avis.

 

Jean-Marc Massin, Conseiller général du canton de Ste-Savine  

 à M. Alain Coillot, Conseiller municipal

Objet : acceptation de tentative de médiation

 Sainte-Savine, le 19 novembre 2011,

 

Cher collègue,

 Par la présente, j'accepte d'essayer de mettre en place une médiation entre votre groupe et celui de Saviplus.

 L'objectif que je me fixe est le suivant : il s'agit de retrouver de la sérénité et du calme dans les débats du conseil municipal.

 Pour ce faire, deux améliorations doivent être apportées.

     * la première, sur la forme, concerne la façon d'interpeller le maire et son équipe

     * la deuxième, sur le fond, concerne la sincérité des réponses apportées

 La méthode que je propose est la suivante :

     1.  Rencontrer le maire puis quelques membres de son équipe

     2.  Vous rencontrer, vous et un ou plusieurs membre de votre groupe

      3.  Faire en sorte qu'une rencontre puisse avoir lieu pour préciser la façon dont les questions et les réponses peuvent s'organiser différemment de ce qu'il m'a été donné de constater

 En cas de blocage d'une des deux parties, je me réserve le droit de donner publiquement mon avis pour que les Saviniens puissent savoir réellement quelles sont les responsabilités dans la dégradation actuelle du climat municipal.

Mais je crois qu'entre personnes de bonne volonté, des évolutions sont possibles, et je ne verrais pas pourquoi chacun camperait stérilement sur ses positions.

 Veuillez agréer, cher collègue, mes cordiales salutations.

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23 novembre 2011

Médiation municipale à Sainte-Savine

mediation1           Je commençais à adopter une position singulière au sein du Conseil municipal, quand M. Coillot a fait appel à mon sens des relations pour effectuer une tâche de médiation. Je n'ai pas hésité longtemps, pour accepter, et selon ses termes, essayer de jouer un rôle de "Monsieur Bon Office".

   En effet, je connais les membres de la majorité, et j'ai gardé quelques bons contacts avec certaines et certains d'entre eux. Simplement, une partie de la majorité ne comprend encore pas que j'ai gardé les mêmes idées, et que je n'ai pas changé dans mes convictions démocratiques et écologistes. c'est aussi parce que je n'étais pas entendu à l'intérieur du groupe que j'espère que mes propositions seront mieux prises en compte de l'extérieur.

 

    Cela va-t-il gêner ? Devrais-je plutôt adopter une attitude plus conciliante et fermer les yeux sur les aspects qui ne me conviennent pas ?

   N'étant plus encarté, je ne vois pas pourquoi je devrais nier mes problèmes. Ceci est un devoir d'honnêteté intellectuelle vis-à-vis des électeurs qui ont mis un bulletin à mon nom dans l'urne en 2008.

 

   Alain Coillot ne cherche-t-il pas à m'attirer dans son camp ? N'est-ce pas une habile manœuvre pour donner du crédit à son opposition à Jean-Jacques Arnaud ?

   Je ne me pose pas la question de cette façon. Pour donner mon avis sur un sujet, j'analyse celui-ci par rapport à ma propre grille de valeurs. Et je n'apprécie pas les comportements claniques ou partisans, qui ont pour conséquence de tolérer n'importe quel comportement quand il s'agit d'un individu de son camp.

   Si la droite est opposée l'augmentation des dépenses de fonctionnement, je voterais avec la droite sur ce thème. Si la gauche développe les pistes cyclables, je voterais avec la gauche sur ce sujet.

 

         Voilà. Maintenant, cela risque d'être un peu long, mais j'ai confiance sur la prise de conscience de mes anciens colistiers.

 

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11 novembre 2011

Négawatt : le nouveau scénario enfin publié !

négawatt           Le nouveau scénario Négawatt est disponible depuis le début d'octobre.

En cette époque où la crise économique s'installe, dépenser moins pour rouler ou se chauffer, ainsi que préserver nos réserves en matériaux fossiles, sont des nécessités. Si en plus on se préoccupe de moins polluer et de moins contribuer à l'effet de serre, alors le scénario Négawatt est un instrument indispensable.

 Cette projection est issue du travail d'une douzaine d'experts en énergie qui ont analysés nos consommations, à la fois agricoles, collectives, domestiques et industrielles. Ce scénario court jusqu'en 2050.

Il s'agit de réduire la consommation énergétique en augmentant la sobriété, en recherchant une plus grande efficacité à la production et à la consommation. Trois exemples : l'isolation des habitations pour la sobriété domestique ; la cogénération (chaleur + électricité) pour l'efficacité à la production industrielle ; les turbines utilisant les gaz d'échappement pour l'efficacité à la consommation.

 Les avantages de ce scénario sont multiples :    

  • division par 4 des gaz à effet de serre en 2050
  • sortie du nucléaire en 2033
  • multiplication par 4 des énergies renouvelables
  • division par 6 du recours aux fossiles
  • réduction importante de la pollution

Les détails sont sur le site de l'association négawatt.

 

La difficulté est d'avoir la capacité à se projeter dans 40 ans, car ce n'est pas le rythme actuel de la société. Un politique pense rarement plus loin que sa réélection, et un financier veut un retour sur investissement bien avant 10 ans.

         Mais même si la période est difficile, comme disait Churchill : "un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté".

 

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26 octobre 2011

Urbanisme : peut mieux faire

IMG_1949_WEB      Le site Déoust, comme celui l'ancienne marbrerie en face par rapport à l'avenue Galliéni offrent de superbes vues plongeantes sur les jardins et les maisons en contrebas des balcons…

Est-ce le scénario de la rue Edmé Marot qui se reproduit ? J'étais déjà intervenu via mon blog, pour mettre en avant un urbanisme qui ne me semblait pas correspondre à ce qui devait être la marque de fabrique de Sainte-Savine.

Peut-on éviter cette faute de parcours, tout en essayant de densifier un peu plus ?

 

Maintenant que je suis plus critique vis à vis de la municipalité, il est possible de mieux expliquer pourquoi il y a ce résultat, et de proposer un autre mode de fonctionnement pour ne pas se trouver en bute aux réclamations légitimes de riverains. Pour le constat, les photos parlent d'elles-mêmes. Il est d'ailleurs possible de les agrandir en cliquant dessus.

 Tout d'abord, à quoi devrait ressembler un urbanisme maîtrisé, qui correspond aux principes du développement durable ? Pour sainte-Savine, qui garde une réputation, où la qualité de vie est bonne, il est important de ne pas la dégrader en laissant faire les promoteurs. Leur intérêt n'est pas le même que celui des gestionnaires de la ville. Ils souhaitent rentabiliser leur investissement, et ne se préoccupent des grands thèmes de la ville durable que si le client s'en préoccupe aussi.

Rappelons cependant quelques principes déjà rappellés sur ce blog : fonctionnalité des appartements, espaces verts et pistes cyclables à proximité, vis à vis évité, espace peu consommé par le stationnement, un peu plus de personnes logées à l'hectare (la fameuse densification qui suscite le débat), et surtout la concertation, car on je ne conçois pas l'écologie sans la démocratie.

IMG_1954_WEB

 

Pourquoi est-ce comme cela ? La réponse est simple : parce qu'on a laissé les promoteurs faire. Il n'y a pas de dialogue entre la ville et le promoteur, qui présenterait plusieurs projets, et encore moins de mise en concurrence de plusieurs promoteurs. De même, il n'y a pas de concertation avec les riverains en amont. Au mieux, on montre des dessins des bâtiments en réunion de quartier, mais le coup est déjà parti et aucune modification n'est possible.

 

 Ce qui est le plus incroyable, c'est que les conseillers municipaux sont rarement informés avant des projets importants de constructions privées sur la commune. Par exemple, même les Maire-adjoints n'ont pas vu le projet de la rue Edmé Marot.

 

 Pour résumer, tout se passe dans le bureau du maire, et on ne négocie pas grand-chose. Le terrain a été acheté, et le promoteur fait sa visite de politesse au premier magistrat qui ne s'est pas donné les pouvoirs de maîtriser l'urbanisme de la commune dont il a la charge. Bref, le maire a laissé faire, et a pris cette orientation sans consulter ses colistiers.

 

  Que faudrait-il faire ? Ou qu'aurait-il fallu faire ? Et bien dans un premier temps, il importe de s'assurer de la maîtrise du foncier, c'est-à-dire du terrain. Pour cela, il faut pouvoir préempter, c'est-à-dire acheter en priorité. Cela est possible si la commune dispose à la fois de liquidités et d'un projet d'urbanisme. Le problème, c'est qu'à l'heure actuelle nous n'avons ni l'un, ni l'autre.

 Ensuite, il faut prendre contact avec les constructeurs éventuels pour qu'ils puissent s'insérer dans le projet : un écoquartier ou un ensemble à énergie positive aurait parfaitement convenu.Et quand les pré-projets sont disponibles, la concertation publique, peut débuter, plus particulièrement avec les riverains. Les acheteurs potentiels, des associations peuvent aussi participer à l'amélioration du projet.

 Pour ma part, je propose le schéma suivant pour éviter les problèmes de voisinage.

 Principe urbanisme

La proximité d'une piste cyclable ou d'une voie de bus en site propre est un plus qu'il est aussi possible de mettre en avant. Car si chaque nouveau foyer possède deux voitures, cela va vite devenir difficile pour le stationnement.

 Ensuite seulement, les commissions municipales donnent leur avis et le conseil municipal décide.

 En conclusion, ces erreurs doivent nous apprendre. Il nous faut un projet pour éviter le coup par coup. Il nous faut une volonté de porter ce projet plutôt que le laisser faire actuel. Il faut surtout un état d'esprit différent qui recherche la concertation : avant le projet, pendant son élaboration et enfin lors de sa réalisation.

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